L’Agence européenne des médicaments (EMA) a inscrit le syndrome de Guillain-Barré – un trouble neurologique pouvant provoquer une paralysie temporaire – comme un effet secondaire « très rare » du vaccin Covid-19 d’AstraZeneca, une décision qui intervient quelques semaines seulement après l’inscription de ce trouble nerveux comme effet secondaire possible d’un autre vaccin à base d’adénovirus fabriqué par Johnson & Johnson.

 

Principaux faits

  • Dans une mise à jour publiée mercredi, l’EMA a déclaré qu’une relation de cause à effet entre le vaccin à base d’adénovirus et le syndrome de Guillain-Barré (SGB) était « considérée au moins comme une possibilité raisonnable ».
  • L’agence a donc déclaré que cette affection devait être ajoutée aux informations sur le produit en tant qu’effet secondaire du vaccin.
  • L’EMA a également recommandé l’ajout d’un avertissement informant les personnes vaccinées qu’elles doivent consulter un médecin si elles développent une faiblesse et une paralysie des extrémités pouvant s’étendre à la poitrine et au visage.
  • L’incidence de l’effet secondaire reste extrêmement rare, avec seulement 833 cas signalés dans le monde sur environ 592 millions de doses administrées du vaccin AstraZeneca, au 25 juillet.
  • Le SGB est un trouble dans lequel le système immunitaire de l’organisme attaque les nerfs, provoquant une paralysie temporaire et des difficultés respiratoires. Il a été signalé chez plusieurs patients ayant été infectés par le Covid-19.

 

Le contexte

En juillet, l’autorité de réglementation des médicaments a indiqué que le SGB était un effet secondaire « très rare » du vaccin unidose de Johnson & Johnson, qui repose sur la même technologie adénovirale que le vaccin d’AstraZeneca. La Food and Drug Administration américaine a également émis une mise en garde en juillet contre le risque accru de développer cette maladie neurologique avec le vaccin de Johnson & Johnson. Mais les deux agences ont noté que l’incidence de tels cas était extrêmement rare et que les avantages des vaccins l’emportaient toujours sur les risques. Une étude publiée le mois dernier dans le British Medical Journal a montré que les personnes infectées par le Covid-19 couraient un risque beaucoup plus élevé de développer des caillots sanguins dangereux – un autre effet secondaire rare du vaccin – par rapport aux personnes ayant reçu un vaccin Pfizer ou AstraZeneca contre le coronavirus.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Siladitya Ray

 

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