Après une pause l’an dernier à cause de la pandémie, le classement des 50 meilleurs restaurants du monde (World’s 50 Best Restaurants awards) revient cette année et la liste des lauréats 2021 vient d’être dévoilée : le Noma à Copenhague remporte encore une fois le premier prix !


 

Véritable « Oscars de la gastronome », le classement des 50 meilleurs restaurants du monde a été dévoilé cette semaine lors d’une cérémonie à Anvers, en Belgique. La nouvelle version du Noma à Copenhague, dirigée par le chef danois René Redzepi, rafle le premier prix. Le restaurant est déjà arrivé en tête du classement des 50 meilleurs restaurants du monde en 2010, en 2011, en 2012 et en 2014.

 

Pureté, simplicité et fraîcheur

En 2016 et à la surprise générale, le Noma a fermé ses portes pour rouvrir deux ans plus tard dans un nouvel endroit à Copenhague. Cela a permis à l’établissement de faire son retour dans le classement des 50 meilleurs restaurants du monde. En effet, selon une nouvelle règle depuis 2019, les précédents lauréats du premier prix ne peuvent pas remporter à nouveau cette récompense. Pour ces établissements, une nouvelle catégorie a été créée, baptisée « Best of the Best ». L’actuel menu « Game & Forest Season » du Noma coûte 2800 couronnes danoises, soit 376 euros. Il faudra dépenser 1800 couronnes supplémentaires (242 euros) pour les vins d’accompagnement.

La deuxième place du classement revient au Geranium, un restaurant trois étoiles de Copenhague. L’établissement s’inscrit dans le style super-nordique du Noma, à savoir « pureté, simplicité et fraîcheur ». La carte du Geranium utilise des produits de saison locaux et fait revivre des recettes et des techniques ancestrales comme la marinade, le fumage ou le salage.

« Les ingrédients locaux, comme les herbes sauvages, la plaquebière et les crustacés, sont savamment associés à des saveurs exotiques telles que le sang de renne sauvage, permettant ainsi au Noma de faire la une de la presse culinaire du monde entier et inspirant d’autres établissements comme le Geranium, qui a ouvert ses portes en 2007 », rapporte The Guardian.

La carte du Geranium, créée par le chef Rasmus Kofoed, propose un menu baptisé « Autumn Universe » à 16 plats avec des saveurs toutes plus extraordinaires les unes que les autres.

 

Inégalités et autres controverses

Cette année, le classement des 50 meilleurs restaurants du monde a suscité quelques critiques, notamment en raison de la « requalification » du Noma alors que d’autres précédents lauréats, comme l’Eleven Madison Park de New York (États-Unis), le Fat Duck de Bray (Royaume-Uni), l’Osteria Francescana de Modène (Italie) et le Mirazur de Menton (France) ont été disqualifiés.

D’autres critiques se sont portées sur le fait que, comme l’explique Eater, « lors des 19 éditions du classement annuel des 50 meilleurs restaurants du monde, seuls des établissements européens ou nord-américains ont occupé la première place. Aucun restaurant sud-américain ou asiatique n’a remporté le premier prix, et aucun restaurant du Moyen-Orient ne figure sur la liste cette année. » Les 18 précédents lauréats venaient d’Espagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, du Danemark, d’Italie et de France.

Plusieurs inégalités ont également pu être constatées : « Malgré la présence d’un jury composé à 50 % d’hommes et à 50 % de femmes, le classement des 50 meilleurs restaurants du monde, comme les années précédentes, a mis en avant des “restaurants dirigés majoritairement par des hommes avec des menus coûteux comportant principalement des produits européens”. Seulement quatre restaurants dans le classement sont dirigés par des femmes, soit un de moins qu’en 2019 », écrit The Guardian.

 

Le reste du top 20

À la troisième place du classement des 50 meilleurs restaurants du monde, l’on trouve l’Asador Etxebarri à Larrabetzu, au Pays basque (Espagne), avec à sa tête le chef Victor Arguinzoniz. Toujours en Espagne, le restaurant Disfrutar à Barcelone arrive en cinquième position, tandis que le Mugaritz à Saint-Sébastien glisse à la quatorzième place et que le DiverXO à Madrid monte à la vingtième place.

Le Central à Lima (Pérou) arrive en quatrième position et est à nouveau désigné meilleur restaurant d’Amérique du Sud grâce à sa cheffe Pía León.

Un autre restaurant péruvien, Maido, également situé à Lima et proposant des plats fusion japonais-péruviens, se classe à la septième place.

À la sixième, l’on retrouve un restaurant néo-nordique, le Frantzèn à Stockholm. L’Odette à Singapour arrive en huitième position.

Le Pujol à Mexico arrive en neuvième position et est élu meilleur restaurant d’Amérique du Nord, tandis que The Chairman à Hong Kong obtient la dixième place.

Cette année, seuls deux restaurants français réputés ont atteint le top 25. Tous deux situés à Paris, l’Arpège et le Septimeoccupent la 23e et la 24e place. L’Alléno, également à Paris, se classe à la 41e place.

 

Classement complet des 50 meilleurs restaurants du monde

  1. Noma, Copenhague (Danemark)
  2. Geranium, Copenhague (Danemark)
  3. Asador Etxebarri, Axpe (Espagne)
  4. Central, Lima (Pérou)
  5. Disfrutar, Barcelone (Espagne)
  6. Frantzén, Stockholm (Suède)
  7. Maido, Lima (Pérou)
  8. Odette, Singapour
  9. Pujol, Mexico (Mexique)
  10. The Chairman, Hong Kong
  11. Den, Tokyo (Japon)
  12. Steirereck, Vienne (Autriche)
  13. Don Julio, Buenos Aires (Argentine)
  14. Mugaritz, Saint-Sébastien (Espagne)
  15. Lido 84, Gardone Riviera (Italie)
  16. Elkano, Getaria (Espagne)
  17. A Casa do Porco, São Paulo (Brésil)
  18. Piazza Duomo, Alba (Italie)
  19. Narisawa, Tokyo (Japon)
  20. DiverXO, Madrid (Espagne)
  21. Hiša Franko, Kobarid (Slovénie)
  22. Cosme, New York (États-Unis)
  23. Arpège, Paris (France)
  24. Septime, Paris (France)
  25. White Rabbit, Moscou (Russie)
  26. Le Calandre, Rubano (Italie)
  27. Quintonil, Mexico (Mexique)
  28. Benu, San Francisco (Californie)
  29. Reale, Castel di Sangro (Italie)
  30. Twins Garden, Moscou (Russie)
  31. Restaurant Tim Raue, Berlin (Allemagne)
  32. The Clove Club, Londres (Royaume-Uni)
  33. Lyle’s, Londres (Royaume-Uni)
  34. Burnt Ends, Singapour
  35. Ultraviolet, Shanghai (Chine)
  36. Hof van Cleve, Kruishoutem (Belgique)
  37. SingleThread, Healdsburg, Californie (États-Unis)
  38. Boragó, Santiago (Chili)
  39. Florilege, Tokyo (Japon)
  40. Sühring, Bangkok (Thaïlande)
  41. Alléno Paris au Pavillon Ledoyen, Paris (France)
  42. Belcanto, Lisbonne (Portugal)
  43. Atomix, New York (États-Unis)
  44. Le Bernardin, New York (États-Unis)
  45. Nobelhart & Schmutzig, Berlin (Allemagne)
  46. Leo, Bogotá (Colombie)
  47. Maaemo, Oslo (Norvège)
  48. Atelier Crenn, San Francisco (États-Unis)
  49. Azurmendi, Larrabetzu (Espagne)
  50. Wolfgat, Paternoster (Afrique du Sud)

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Cecilia Rodriguez

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