AXA Wealth Management, c’est 35 milliards d’euros d’encours d’assurance-vie, 4 milliards d’encours de crédit et 250 collaborateurs jeunes, passionnés et engagés. Mais c’est aussi un grand engagement solidaire. Grâce à des actions philanthropiques menées en harmonie avec clients et collaborateurs.

 

Qu’est-ce que la philanthropie à la française aujourd’hui ?

Corinne Calendini :  Au sein de la Gestion Privée d’AXA France, nous sommes très attentifs au sens que l’on donne à notre métier et à notre raison d’être. La loi Pacte donne une formidable opportunité aux entreprises de réfléchir à leur raison d’être, même si cela reste disparate entre les grandes entreprises et les PME. Les grandes entreprises ont, elles, beaucoup réfléchi. C’est quelque chose qui parle aux collaborateurs parce que donner du sens à son métier est devenu un leitmotiv pour les jeunes générations.
Il est intéressant de comparer la philanthropie à l’américaine et la philanthropie à la française. En France, l’argent reste tabou. Nous avons pu le constater avec les réticences populaires aux donations des milliardaires suite à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Même chez les jeunes entrepreneurs, pourtant très « américanisés » dans leur méthode de travail, on ne constate pas la même décomplexion quant à l’argent, par rapport aux américains. Malgré cela, le potentiel de la France est réel, car les Français sont généreux. Il faut juste prendre en compte la spécificité culturelle.
En 2018, 7,5 milliards d’euros de dons ont été référencés dont seulement 2,6 milliards bénéficiant d’une aide des impôts pour les personnes physiques, et environ 1,5 milliard pour les entreprises. La philanthropie n’est donc pas qu’une affaire de grandes fortunes. Environ 5 millions de foyer font des dons. La philanthropie française a connu un grand changement en 2008 avec la loi de modernisation de l’économie, qui a rendu possible la création des fonds de dotation. On ne mesure pas à quel point cette loi a eu un impact fort sur notre modèle. Avant cette date, il y avait les grandes causes caritatives et les grandes fondations. Après, il y a eu chaque mois autant de fonds de dotation créés que de fondations ne se créent en une année. Cela a eu pour conséquence de morceler l’action philanthropique. D’un seul coup, les Français pouvaient avoir une action individuelle, et décider s’ils avaient envie d’investir pour le climat, le social ou le culturel. Désormais, il y a un grand nombre de fonds de dotation en France.
Chez AXA Wealth Management, nous avons constaté cette tendance et nous l’avons prise en compte lorsque nous avons décidé de créer notre action philanthropique.

Quelles sont les actions philanthropiques d’AXA Wealth Management ?

C.C. : Si on veut changer les choses, comme l’ont bien compris Bill Gates et Oprah Winfrey, il faut avoir de l’impact. En 2008, les Français sont passés de donateurs à « donacteurs ». Une volonté s’est structurée. Celle de voir comment se transforme son don. Ce n’est plus une philanthropie qui apaise les consciences, mais une philanthropie d’action. De plus en plus, les gens veulent réduire les inégalités et protéger la planète. Lorsque nous avons fait ce constat chez AXA Wealth Management, nous nous sommes dit qu’il fallait offrir à nos clients la possibilité d’augmenter collectivement notre impact. AXA est un mécène fort qui dépense chaque année des millions d’euros dans différentes causes. Nous donnons aujourd’hui cette possibilité à nos clients au travers du « co-giving », c’est- à-dire de donner à nos côtés et ainsi renforcer ensemble nos actions/impact.
Nous avons donc décidé de promouvoir les causes soutenues par AXA et les proposer à nos clients sous la forme d’une communauté philanthropique. L’idée était de faire écho à nos actions de RSE. Écho, c’est donc le nom de la plateforme que l’on a créée en 2017 avec Commeon, la première plateforme digitale de mécénat participatif (crowdgiving).

Donner du sens, inventer une nouvelle expérience client et engager nos collaborateurs, nous souhaitions une approche philanthropique globale

Comment avez-vous mobilisé les clients dans ce projet solidaire ?

C.C. : Écho s’est monté progressivement, au début comme un projet à côté de notre activité principale, que l’on proposait seulement aux clients. L’accueil a été très favorable. En Gestion Privée, la plupart des clients ne sont pas à l’aise avec internet. Il fallait donc trouver comment les engager. Nous avons alors conçu des cartes cadeaux pour faire des dons sur la plateforme. Nous avons étendu cette initiative à nos propres collaborateurs, pour leur permettre de participer activement au projet.
Si les projets présentés sur Écho sont majoritairement des projets qui sont soutenus par AXA au titre du mécénat, le concept se veut aussi participatif : clients, agents comme salariés peuvent proposer des projets à soutenir. Début 2021, nous allons encore plus loin puisque notre contrat d’assurance-vie Gestion Privée devient solidaire. Sa particularité : pour chaque souscription de contrat à la Gestion Privée, nous reversons une partie des frais de gestion aux clients via une carte de don. Le client aura ainsi la possibilité de choisir la cause de son choix et de soutenir les engagements d’AXA ou de la communauté.
Donner du sens, inventer une nouvelle expérience client et engager nos collaborateurs, nous souhaitions une approche philanthropique globale. L’accueil de nos réseaux de distribution est extrêmement favorable. Notre contrat phare, Amadeo, devient donc Amadeo Solidaire et sera lancé en janvier.

Le verbatim qui ressort à l’unanimité : « J’ai pu mesurer à quel point j’ai été utile. » C’est toute la différence entre le donateur et le « donacteur »

Quelles grandes causes défendez-vous ?

C.C. : La protection des personnes, du patrimoine et de l’environnement, le développement solidaire, la lutte contre les inégalités, et la favorisation de l’entrepreneuriat, notamment féminin. L’idée était d’opérer via la raison d’être d’AXA, qui est d’agir pour le progrès humain en protégeant ceux qui comptent. Toutes les actions de mécénat sont dirigées autour de ces axes. Ce sont des causes qui parlent à nos clients. Aujourd’hui, ils comparent leurs propres valeurs à celles de leurs entreprises partenaires ou à leurs fournisseurs. Les valeurs de l’entreprise à laquelle on confie son argent comptent sans doute encore plus.

Vous avez su amener les clients à bord de votre projet solidaire. Comment a-t-il été reçu par les collaborateurs ?

C.C. : En 1991, AXA a créé la première association de salariés qui a transformé le don financier en don humain avec AXA Atout Cœur. Cette association, qui regroupe 11 400 bénévoles, œuvre dans les domaines de la lutte contre l’exclusion, de la prévention des risques et de la protection de l’environnement. Elle mobilise chaque année des milliers d’hommes et de femmes dans des actions de cœur, animés d’une croyance forte : donner nous transforme, nous fait grandir, nous relie aux autres. Son principe : l’entreprise autorise les salariés à participer à des actions avec l’association sur leur temps de travail.
Il y a deux ans, nous sommes allés avec les 150 collaborateurs du Wealth Management passer une journée avec l’association Aurore, qui accueille des réfugiés politiques, dans un château à l’extérieur de Paris. Nous avons travaillé à la rénovation de leur logement. AXA Atout Cœur est ancré dans l’ADN d’AXA, une fierté même. C’était une innovation unique à l’époque en France. Nous avons créé le team building solidaire. Certains collaborateurs partent réticents dans ces journées de team building, mais le debriefing de fin de journée est toujours extraordinaire en taux de satisfaction. Le verbatim qui ressort à l’unanimité : « J’ai pu mesurer à quel point j’ai été utile. » C’est toute la différence entre le donateur et le « donacteur ».

 

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