Dans le Grand Plongeon, Anna Casal, Prescillia Fontenay et Thomas Didier se livrent à un exercice toujours délicat : faire le portrait d’entrepreneurs hors norme. Au travers de leurs luttes, leurs doutes, leurs réussites, voire leurs échecs, les auteurs dressent l’esquisse d’une génération inspirée et inspirante.

Le Grand Plongeon, c’est quoi ?

Anna Casal : Le Grand Plongeon est un recueil de portraits de 53 entrepreneurs français venant de tous horizons et de tous secteurs. Au travers cette galerie nous avons voulu faire découvrir le visage humain, courageux et parfois faillible de ceux qui font une partie de notre économie, créent des emplois et font parfois rayonner le savoir-faire français au-delà des frontières.

Vous nous faites plonger dans l’univers de quel type d’entrepreneurs ?

Anna Casal : Nous avons rencontré Frédéric Mazzella, fondateur de Blablacar, qui nous a raconté comment il est resté seul contre tous durant plusieurs années avant de devenir la licorne française en vue.

Caroline Lamaud, cofondatrice d’Anaxago nous a expliqué comment elle a percé dans la finance, à peine diplômé et sans aucun réseau.

Nathalie Lebas Vautier raconte comment Ekyog est arrivé en redressement judiciaire, comment elle s’est fait évincer par ses actionnaires et comment elle a vécu un burn-out.

Corinne Gaudic qui, contre toute attente, salariée heureuse, s’est retrouvée à reprendre 1 puis 2 puis 3 entreprises dont notamment Les Ateliers Peyrache et la marque Blanc Bonnet.

Mais aussi Charles Yvon qui a finalement repris l’entreprise familiale Le Parapluie de Cherbourg, Julien Bengué qui après avoir cofondé Maddyness, s’est mis en tête de planter et produire son propre vin en Ile-de-France, sort sa première cuvée vinifiée au 1er étage de la Tour Eiffel, Elisa Détrez et son compagnon Maxime Coquard ont gagné le concours du Meilleur Job en Australie et depuis vivent de leurs voyages (…), et tant d’autres !

Tous ces entrepreneurs sont guidés par une passion ou une idée fixe. Ils se sont lancés avec courage et ténacité dans la création ou la reprise de sociétés, souvent sans filet de sécurité, choisissant une liberté difficile à conquérir au quotidien.

Que retenez-vous de toutes ces rencontres ?

Anna Casal : Au départ, nous nous sommes dit qu’il fallait démythifier le métier d’entrepreneur. Car derrière toutes ces réussites, il n’y a pas toujours une idée géniale mais beaucoup de travail. Ce n’est pas le portrait d’une génération, mais un panorama représentatif de la France d’aujourd’hui : des artisans, des repreneurs de grandes boîtes, de sites industriels, des galeristes d’art… Ce sont avant tout des histoires d’entrepreneurs qui ont en commun de travailler jour et nuit. Aucun ne fait cela pour l’argent. Ils sont tous animés par une idée forte : « La bonne idée est celle que l’on n’oublie jamais. Ils s’oublient tous dans leur passion. »

 

Le Grand Plongeon, de Anna Casal, Prescillia Fontenay et Thomas Didier. Edition Outjo. 30 euros. Version eBook (PDF) – 25 euros

 

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