Un nouveau sondage Deloitte paru la semaine dernière illustre le rôle endossé par nos jeunes générations, qui ont pour objectif de changer le monde d’aujourd’hui afin d’en créer un plus juste et plus durable, pour demain.

Ces derniers mois, les manifestations et protestations en faveur de la justice sociale, tout comme celles dénonçant le réchauffement climatique, nous rappellent que les jeunes générations ont à cœur de changer les choses et acceptent volontiers d’endosser ce rôle crucial.


La pandémie de Covid-19 n’y a rien changé. En fait, elle a même inspiré les responsabilités individuelles et a motivé nos jeunes générations à être acteurs du changement dans la société.

Selon le 2020 Deloitte Global Millennial Survey, environ trois quarts des membres de la génération Z sondés dans le cadre de l’enquête ont déclaré que la pandémie avait attiré leur attention sur de nouveaux problèmes et accru leur sympathie pour les besoins des autres dans leur communauté et dans le monde entier. Le même pourcentage a déclaré envisager de prendre des mesures concrètes au profit de leur communauté après la pandémie, tandis qu’environ 70 % des personnes interrogées ont déjà pris des mesures dans ce sens.

Michele Parmelee, responsable mondial des ressources humaines et de la mission de Deloitte, explique : « Les générations Y et Z ont été profondément touchées par le bilan de la pandémie ; pourtant, leur détermination et leur engagement à améliorer le monde restent constants ». Selon l’enquête, deux tiers des membres de la génération Y et environ 60 % des membres de la génération Z ont déclaré que leur emploi ou leurs revenus avaient été affectés par le Covid-19. Elle poursuit : « Mais même face à ces nouveaux défis, ils ont un désir profond d’aider à créer une “meilleure normalité” dans un monde post-pandémique ».

L’environnement : la priorité no1

Puisque les jeunes générations ont connu des circonstances difficiles, qui ont façonné leur éducation (notamment la récession de la fin des années 2000), elles sont à la fois résistantes et intransigeantes dans leurs valeurs, comme le montre l’enquête. Ceci est particulièrement évident en ce qui concerne le réchauffement climatique et l’environnement.

Avant la pandémie, la génération Y déclarait déjà que la protection de l’environnement était sa principale préoccupation, suivie par les soins de santé et la prévention des maladies, le chômage et l’inégalité des revenus/la distribution des richesses. Pour la génération Z, l’environnement est également la priorité, suivie par le chômage et le harcèlement sexuel.

Cinq mois plus tard, lors de la deuxième phase de l’enquête (menée en pleine crise sanitaire et économique mondiale), les membres de la génération Y et Z ont encore une fois donné la priorité à la santé de la planète. Mais cette fois, les soins de santé et la prévention des maladies ont gagné en importance pour les deux générations sondées.

Montrer l’exemple

Les générations Y et Z s’attaquent à leurs préoccupations en prenant des mesures socialement responsables pour protéger la planète et mettre en lumière les problèmes de société.

Lors de l’enquête Deloitte, les jeunes générations ont déclaré utiliser davantage les transports en commun, recycler plus et consommer de manière durable. Presque la moitié des millenials (autre nom de la génération Y) ont déclaré marcher ou faire du vélo plus souvent pour réduire leur empreinte carbone, avoir arrêté ou limité leurs achats de fast fashion et s’informer sur les aspects environnementaux des marques qu’ils consomment. Par ailleurs, près de deux tiers d’entre eux ont pris des mesures pour réduire leur utilisation de plastique à usage unique.

Alors que la crise du Covid-19 inscrit l’incertitude dans le quotidien de la société, et que les autres défis sociétaux résultant de l’injustice raciale systémique, de l’inégalité sociale, du changement climatique et des pressions économiques sont encore très présents, le chemin peut sembler encore long et sinueux.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour savoir exactement comment la situation actuelle va modifier la société à long terme, Michele Parmelee conclut : « Il ne fait aucun doute que nous ne pouvons pas revenir aux anciennes méthodes de travail. Nous devons nous tourner vers les valeurs et les engagements des jeunes générations pour nous assurer que nous construisons un avenir plus durable et plus équitable pour tous ».

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Deloitte

 

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