Le monde des services financiers se transforme. De nombreux candidats souhaitent travailler pour des fintechs ou assurtechs. Il est pourtant très difficile de savoir comment intégrer ce secteur et d’identifier les compétences recherchées. Quels sont les moyens de rejoindre le monde des fintechs ? Quelles sont les principales formations accessibles ? Voici un panorama des solutions possibles.

Au début de l’année 2018, le Financial Times soulignait que les principales Business Schools (le Top 100 des MBA dans le monde) n’enseignaient pas (ou mal) à leurs étudiants ce qu’était le monde des fintechs ou des assurtechs (contraction de finance/assurance et technologie). La raison ? Certains doyens de ces Business Schools considéraient que les fintechs ou assurtechs servaient uniquement à développer des applications en impactant le secteur financier de manière périphérique…

Les étudiants déploraient évidemment cette absence dans leur cursus, nombre d’entre eux souhaitant travailler dans des start-up de ces domaines ou dans des programmes d’intrapreneuriat au sein de grandes institutions financières (entre 5% et 10% des promotions en 2017 selon certaines écoles comme l’Insead par exemple).

Au-delà des étudiants, de nombreux professionnels au sein du secteur de l’assurance ou de la finance souhaitent s’informer et se former.

Il existe évidemment une multitude de conférences de haut niveau en France, en Europe et dans le reste du monde pour s’informer sur les dernières tendances en cours.

Toutefois, peut-on réellement se former au monde des fintechs ?

Première réponse tranchée : non. Seule l’expérience empirique et l’apprentissage sur le terrain, en continu (surtout pour les matières techniques) sont nécessaires. Il y a trop de matières pointues à maîtriser : crypto monnaies, intelligence artificielle, machine learning, nouveaux langages informatiques, nouvelles méthodes de référencement, nouveaux médias sociaux. Il faudrait maîtriser un savoir universel. Ensuite, diriger une start-up dans l’assurtech ou la fintech revient à diriger une start-up, tout simplement. Peu importe le secteur.

Deuxième réponse, plus nuancée : il est possible d’avoir une formation théorique dédiée permettant de se repérer, de mieux comprendre ces secteurs et pourquoi pas de s’y orienter et d’y travailler. Les moocs, certificats, masters commencent à se développer en la matière.

 

Les moocs : économiques et efficaces

Parmi les solutions économiques et efficaces, les moocs sont une solution sérieuse pour les professionnels en poste. Les choix de qualité ne manquent pas parmi ceux proposés par Edx, Coursera, Udacity, le MIT ou l’Université d’Oxford.

 

Les masters : utiles pour acquérir une formation technique pointue

Plus exigeants, les masters insistent sur la création d’entreprises, les compétences en informatique ou en datascience. Le choix s’est densifié depuis quelques années avec des formations pointues en France ou à l’étranger. On peut citer plusieurs institutions innovantes : Inseec U, EM Normandie, HEC, Université de Stirling, Dublin Business Schools, Université de Strathclyde.

 

Les formations sont-elles réellement utiles pour travailler au sein des fintechs ?

Ce que l’on apprend dans de ces formations est très variable. On y trouve :

• des informations économiques générales sur le monde des fintechs ;
• des cours sur des sujets technologiques à la pointe : véhicules autonomes, l’internet des objets, les crypto monnaies, etc… ;
• des cours pointus sur l’analyse des données, la programmation ;
• des cours sur la génération de l’innovation, les stratégies disruptives ;
• des cours sur la création d’entreprise.

Le niveau d’investissement à fournir varie de 10 semaines (avec en moyenne une dizaine d’heures de travail) à un an et un volume horaire nettement plus conséquent (prévoir 400 à 500 heures pour un master).

Les coûts sont également variables : les moocs sont gratuits ou coûtent quelques centaines d’euros. Les certificats tournent autour de 2500 euros. Les masters peuvent aisément dépasser les 15 000 euros.

Les formations mises en place sont structurées et de qualité. Les moocs permettent de glaner des informations contextuelles intéressantes pour avoir la big picture sans y passer trop de temps. Ensuite, il est préférable de disposer d’une formation très pointue dans le digital, l’informatique ou les données pour rentrer dans le domaine de l’assurtech ou la fintech. Il faudra donc s’investir pour obtenir un poste dans le secteur devenu très concurrentiel de la fintech.