Alors que le Royaume-Uni a finalement ajouté plusieurs destinations à sa liste de pays sûrs, les États membres de l’Union européenne (UE) ont à nouveau renforcé les restrictions imposées aux voyageurs britanniques. Lundi 28 juin, le Royaume-Uni a enregistré plus de 22 000 cas de covid-19, avec une majorité de cas d’infection au variant Delta.

 

La semaine dernière, les autorités de Malte ont annoncé que seules les personnes vaccinées pourraient entrer sur l’île. Un simple test ne suffira donc plus aux touristes britanniques. Les familles ont également été laissées dans l’incertitude par cette politique : seuls les enfants de moins de 12 ans sont dispensés d’être vaccinés. De ce fait, les familles avec des enfants plus âgés ne pourront pas se rendre sur l’île au départ du Royaume-Uni.
Les autorités portugaises ont également adopté cette stratégie en annonçant sans préavis qu’à partir du lundi 28 juin, les voyageurs non vaccinés devront observer une quarantaine de 14 jours. Ces mesures devraient rester en place au moins jusqu’au 11 juillet, mais il est probable qu’elles soient prolongées. Ces restrictions ne s’appliquent pas aux enfants de moins de 12 ans. Une fois de plus, les familles n’ont pas le choix, même si les deux adultes sont vaccinés. En ce qui concerne Madère, les autorités ont fait savoir qu’elles continueront d’accepter les visiteurs munis d’un test covid-19 négatif, même s’ils n’ont pas reçu les deux doses du vaccin.

L’Espagne a également suivi le mouvement, mais de manière moins stricte. Actuellement, aucun test n’est exigé pour entrer en Espagne depuis le Royaume-Uni. Cela changera le vendredi 2 juillet, date à laquelle les autorités espagnoles considèreront le Royaume-Uni comme un pays à risque. Les voyageurs devront dès lors soit présenter une preuve de vaccination complète avec un vaccin approuvé par l’UE ou l’OMS, soit présenter un test covid-19 négatif de moins de 48 heures avant l’arrivée.
La semaine dernière, Angela Merkel avait demandé aux dirigeants de l’UE que les voyageurs en provenance du Royaume-Uni soient mis en quarantaine dès leur arrivée dans l’UE, même s’ils sont complètement vaccinés. Avant le sommet de l’UE jeudi dernier, la chancelière allemande a déclaré : « Dans notre pays, si vous venez du Royaume-Uni, vous devez être mis en quarantaine. Ce n’est pas le cas dans tous les pays européens. Je voudrais que cela change. »

Lundi 28 juin, la rhétorique d’Angela Merkel s’est durcie. La chancelière allemande a proposé d’interdire totalement les arrivées en provenance du Royaume-Uni. La Grèce, l’Espagne, Chypre, Malte et le Portugal s’opposeront probablement à ce projet. Selon les spécialistes, Angela Merkel semble de plus en plus isolée, car les pays qui dépendent du tourisme britannique ne soutiendront pas une interdiction totale. Même le président français, Emmanuel Macron, qui était auparavant l’un des alliés de la chancelière allemande, a soutenu le projet d’une quarantaine obligatoire uniquement pour les voyageurs non vaccinés, plutôt qu’une interdiction totale ou une quarantaine obligatoire pour tous.
Le Royaume-Uni ayant un taux de vaccination élevé, de nombreux pays européens préfèrent prendre le risque d’autoriser les personnes vaccinées à entrer sur leur territoire. Compte tenu des récents problèmes survenus à Majorque, où l’on estime que la flambée de cas est due à de jeunes fêtards en vacances, il pourrait s’avérer plus prudent de n’accepter que les voyageurs plus âgés qui ont été vaccinés.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Michele Robson

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