Avez-vous déjà pensé qu’un burnout peut avoir d’autres explications que le manque de sommeil ou de méditation ? 

 

La plupart des conseils pour éviter le burnout sont basés sur le bien-être, mais prendre soin de soi et de son esprit ne sont pas les seuls moyens de palier l’épuisement. Il est cependant évident que le moyen le plus rapide de reprendre des forces est de se délester du stress superflu grâce à une technique pour déterminer votre profil face aux risques.

 

Qu’est-ce qu’un profil à risque ?

 

L’identification de votre profil consiste à faire une évaluation de votre tolérance aux risques qui sont classés en différentes catégories.

 

Les entrepreneurs sont entourés de risques. Il y a les risques financiers concernant le démarrage d’une entreprise ou d’être responsable face aux investisseurs. Il y a les risques sociaux d’être rejeté par les personnes que vous souhaitez impressionner, ou de s’entendre dire par des proches que vos objectifs ne sont pas du tout réalistes. Il y a les risques émotionnels de ne pas réussir ou de se retrouver incapable de relever certains défis. Et pour finir, il y a les risques physiques qui accompagnent les semaines de 80 heures de travail et les nuits blanches.

 

Ce n’est pas étonnant que tant d’entrepreneurs soient victimes de burnouts.

 

Nous ne disons pas que les entrepreneurs doivent être capable d’assumer les risques sous toutes leurs formes. Nous avons tous des seuils de tolérances différents. Cette tolérance dépend essentiellement de la catégorie des risques auxquels nous devons faire face : financiers, sociaux, émotionnels ou physiques.

 

Si vous êtes entrepreneur, le meilleur moyen d’éviter le burnout est d’évaluer votre tolérance personnelle aux risques puis de baser vos décisions professionnelles en fonction de votre profil. En résumé, identifiez votre profil et prenez en compte.

 

Évaluez votre tolérance aux risques

 

Un entrepreneur peut être capable de démissionner sans plan B et peut être angoissé à l’idée d’embaucher quelqu’un ou de parler en public. Cette personne a donc une bonne tolérance aux risques financiers mais elle est très réactive face aux risques sociaux. 

 

Une entrepreneure peut être capable de vendre ses produits à des inconnus et avoir du mal à investir dans sa propre entreprise. Elle serait donc plutôt prête socialement mais sensible financièrement.

 

Et peut-être qu’aucun de ces entrepreneurs n’aiment les montagnes russes ou les sports extrêmes mais qu’ils n’ont aucun problème à raconter des histoires embarrassantes à leur sujet. Ils sont tous les deux prêts émotionnellement et pas physiquement.

 

Afin d’évaluer votre propre tolérance aux risques, vous devez vous posez les questions suivantes : Combien d’argent suis-je prêt à investir ou à perdre ? Est-ce que je peux arriver à réduire mes heures de sommeil ? Combien de temps je peux douter avant de perdre toute motivation ?

 

Vos réponses permettront d’identifier à la fois la source de votre stress et les remèdes. Si vous êtes plus sensibles aux risques financiers, une instabilité financière continue va vous stresser et c’est précisément sur ce point que vous devrez réfléchir. Si vous êtes plus sensibles aux risques émotionnels, repousser certaines échéances risque d’être plus douloureux que de s’en affranchir rapidement.

 

Êtes-vous prêts à passer à l’action ?

 

Si vous êtes victimes d’un burnout, sachez que vous n’êtes pas seuls. Les risques impliqués par la création d’une nouvelle entreprise sont susceptibles d’abattre même une personne très équilibrée et d’un naturel plutôt détendu. Dans une étude dirigée par Gallop auprès d’entrepreneurs en 2013, 45 % du panel se disait stressé et 34 % se déclaraient inquiets. En comparaison, seulement 42 % et 30 % des autres professions étaient respectivement stressés ou inquiets.

Pour éviter le burnout, il s’agit donc d’adapter votre stratégie à votre profil de tolérance aux risques.