Alyzée Joy Montana est une jeune française de 26 ans qui vient de décrocher le « job le plus cool du monde ». Embauchée par l’entreprise italienne Sailsquare, une sorte de Blablacar de la voile, son rôle est de parcourir le monde à bord de voiliers, tester les croisières proposées, et raconter ses aventures sur Internet. Pour elle, son boulot consiste à « vendre du rêve ». Nous avons pu l’interviewer alors qu’elle était en escale à Milan, de retour de Cuba et en partance pour la Norvège puis les Seychelles.

Le 13 avril elle s’envole pour la Norvège pour passer une semaine en monocoque à la découverte des Fjord de Norvège. Dans ses bagages, des affaires pour affronter le frisquet printemps norvégien, et les chaleurs des Seychelles où elle se rendra directement après pour une croisière d’une semaine également. Deux semaines de vacances ? Pas tout à fait. Tester des croisières partout dans le monde et raconter sur Internet ses aventures, c’est le nouveau boulot de Alyzée Joy Montana, une française de 26 ans qui a décroché « le job le plus cool du monde ».

Embauchée le 1er mars par l’entreprise italienne Sailsquare, dont le siège est à Milan, la jeune femme faisait immédiatement ses valises pour s’envoler vers Cuba le 3 mars. Dix jours sur place pour tester la croisière avec des clients réunis dans une flotille de cinq bateaux. « Cela m’a permis de toucher immédiatement la réalité du job », raconte Alyzée, de retour en Italie. Car depuis Cuba, difficile de diffuser au quotidien des photos sur Instagram ou des post de blog.

Le Blablacar de la voile

Fondée en 2013 par deux entrepreneurs italiens, Sailsquare se présente comme une place marché mettant en relation des vacanciers et des skippers-propriétaires de bateaux, une sorte de Blablacar du voilier. Sur le séjour, Sailsquare prélève une commission au voyageur et une autre au skipper.  

En juillet dernier, l’entreprise diffuse une annonce pour un « job de rêve ». Les amis et la famille d’Alyzée Joy Montana lui mettent l’annonce sous le nez, afin qu’elle postule. Originaire des Caraïbes françaises, la jeune femme vient de rentrer en France et dépérit à Paris après d’une année en Australie où elle a travaillé six mois dans une entreprise française de tourisme puis six mois dans un hôtel sur la barrière de Corail. La jeune femme avait déjà repéré ce genre d’annonces, sans jamais oser sauter le pas. 

Candidature originale

Elle envoie CV, lettre de motivation. « Je me suis dit que pour un tel poste, il fallait faire autre chose. » Quelque chose de grandiose, forcément. Alyzée Joyce Montana met en pratique ses cours de production cinématographique de l’université d’Austin, aux Etats-Unis, où elle a effectué une partie de son cursus : en vacances en Guadeloupe, elle regroupe ses amis sur la plage, et quelques badauds et écrit avec des corps « Sailsquare » et avec des serviettes de plage « hire » (recrutez-moi). Au centre de la scène, sur une licorne pneumatique, elle fait décoller son drone. Sélectionnée parmi 3 000 candidats, elle fait partie des finalistes et passe des tests, notamment de rédaction en anglais, avant d’être engagée.

Car son boulot ne va pas se résumer à voyager de part le monde sur des voiliers. La jeune femme devra également raconter son aventure aux internautes sur les réseaux sociaux et sur un blog, en texte, photos et vidéos. Une manière de coller à son envie de « faire rêver les gens » qui l’anime depuis toujours, et pour l’entreprise de montrer que le voyage en voilier peut-être accessible. Quand elle ne sera pas en mer, Alyzée passera deux semaines par mois sur terre, entre le siège de Milan et Station F à Paris où Sailsquare a récemment largué les amarres.  

Avec ce « job le plus cool du monde », l’entreprise italienne compte mettre l’accent sur les loisirs nautiques et se démarquer de la concurrence de location de voiliers entre particuliers, dont SamBoat.