Hier à Wall Street, les actions ont regagné en vigueur après des pertes importantes la semaine dernière. Les investisseurs parient sur les premiers signes de faiblesse de la pandémie de coronavirus, qui semble ralentir grâce aux mesures de confinement imposées en Europe et aux États-Unis. Reste à voir si cette tendance s’inscrira dans la durée.

Le Dow Jones Industrial Average a gagné 7,8 % et plus de 1 600 points ce lundi, tandis que le S&P 500 a augmenté de 7,2 % et le Nasdaq Composite de 7,3 %.

Andrew Cuomo, gouverneur de l’État de New York, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue hier que le nombre d’hospitalisations et de décès liés au coronavirus se stabilisait dans la région, concluant : « La distanciation sociale fonctionne ». Le nombre de cas à New York est en effet plus faible que ce qui était prévu à l’origine.

Les chaînes de magasins comme Nordstrom ou Kohl ont ouvert la voie de la reprise, aux côtés des entreprises du tourisme et de Boeing, qui a gagné plus de 15 %. Pourtant, malgré les gains constatés hier, les investisseurs doivent se préparer à une semaine difficile. En effet, depuis lundi, les États-Unis comptent désormais plus de 10 000 morts du coronavirus. Peter Cecchini, responsable de la stratégie de marché chez Cantor Fitzgeral, a déclaré au Wall Street Journal : « Nous avons juste désespérément besoin de bonnes nouvelles. Cela ne reflète pas nécessairement un tournant. Rien n’a changé ».

Le cours du pétrole, qui avait augmenté de 24 % la semaine dernière, un record, a chuté de 3,2 % hier alors qu’une réunion clef entre la Russie et les pays membres de l’OPEP a été repoussée. Wall Street espérait que l’Arabie saoudite et la Russie se mettraient d’accord sur une diminution de leur production de pétrole pour mettre fin à la guerre des prix qui porte un coup terrible au marché.

Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, annonçait dans sa lettre annuelle ce matin que les actionnaires devraient s’attendre à « une récession associée à des pressions financières similaires à la crise financière mondiale de 2008 ».

Selon l’économiste Martin Sullivan, le gouvernement fédéral est en passe de dédommager directement plus de la moitié des travailleurs américains : « Un pourcentage impressionnant de travailleurs vont recevoir un dédommagement. Le marché du travail a été frappé par un séisme sans précédent. Le gouvernement fédéral y répond avec un plan d’urgence hors-norme ».

 

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