C’est un des marronniers préférés des Français. Le fameux jour de “libération fiscale”, censé déterminer le moment dans l’année ou l’on cesse de travailler pour payer des impôts à l’Etat. Il est calculé chaque année par EY et l’Institut Molinari. Et cette année, il réserve des surprises !

Cette année, le jour de libération fiscale est tombé le 19 juillet, soit huit jours plus tôt qu’en 2018, selon l’étude européenne réalisée par EY pour l’Institut Molinari. Le salarié français moyen récupère donc un peu plus d’une semaine de pouvoir d’achat en 2019. « La fiscalité sur le salarié moyen baisse significativement en France et c’est une excellente nouvelle », a commenté Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari. Pour elle, la baisse des charges sociales mise en œuvre par le gouvernement français « va dans le bon sens ».


Pour le salarié moyen, la baisse des charges représente une économie de 1 215 euros sur l’année 2019, grâce notamment aux suppressions de cotisations maladie et chômage. Cette baisse n’a pas été complètement compensée par l’augmentation de l’assiette d’imposition et de la hausse de la CSG (+ 1,7 %). Le gain de pouvoir d’achat pour le salarié moyen s’établirait donc à 403 € pour l’année 2019.

Malgré cela, la France reste toujours championne des impôts et de la pression fiscale. Pour disposer de 100 € de pouvoir d’achat réel, le salarié français doit faire face à 121 € de charges et d’impôts, contre 83 € en moyenne dans les autres pays européens. En contrepartie à ces lourdes taxes, les Français bénéficient de prestations souvent supérieures à celles observées dans les autres pays d’Europe.

La France est en tête des pays ou les impôts sont les plus lourds, ex aequo avec l’Autriche, et très proche de la Belgique dont la libération fiscale intervient le 15 juillet. Chypre et Malte restent les meilleurs élèves de l’Europe avec des dates de libération respectives aux 8 et 17 avril.