Quelques heures après l’annonce, lundi soir, d’un troisième confinement national au Royaume-Uni, le Chancelier de l’Échiquier, Rishi Sunak, a dévoilé un plan de sauvetage de 4,6 milliards de livres sterling pour soutenir les entreprises et les emplois dans les secteurs les plus touchés par la crise du coronavirus.

Dans le cadre de ce plan, les entreprises individuelles des secteurs du commerce de détail, de l’hôtellerie et des loisirs pourront demander des subventions pouvant atteindre 9 000 livres sterling, pour les aider jusqu’au printemps. L’enveloppe comprend également 594 millions de livres sterling réservés aux entreprises en difficulté en dehors de ces secteurs durement touchés.

Le programme de chômage technique du Royaume-Uni sera également prolongé jusqu’en avril. Au mois de décembre, quelque 10 millions de personnes ont été mises à pied, et les entreprises du Royaume-Uni ont réclamé plus de 46 milliards de livres sterling en soutien aux employés depuis le lancement du programme de maintien de l’emploi en avril dernier.


Ces mesures interviennent alors que les commerces non essentiels du Royaume-Uni ont dû fermer à nouveau leurs portes jusqu’à la mi-février au moins. Le gouvernement britannique s’efforce de contenir le nouveau variant du virus, plus contagieux que la souche originelle, car le pays enregistre environ 50 000 contaminations par jour depuis une semaine.

Rishi Sunak a déclaré dans un communiqué mardi : « Cela aidera les entreprises à surmonter les mois à venir, mais surtout, cela contribuera à préserver les emplois, de sorte que les travailleurs puissent être prêts à revenir lorsque les commerces pourront rouvrir ».

Tony Danker, chef de l’organisme commercial CBI, qui représente près de 200 000 entreprises britanniques, a affirmé à propos de ces mesures : « Ne vous y trompez pas, l’impact économique de ces nouvelles restrictions est très important. Des restrictions plus complètes nécessitent une réponse économique plus globale. Nous sommes maintenant en contact avec les entreprises de tout le pays pour comprendre leur réponse ».

Lors de cet exercice fiscal, le gouvernement britannique dépensera 280 milliards de livres sterling pour permettre au pays de traverser la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a annoncé le Chancelier de l’Échiquier dans son examen des dépenses en novembre dernier

Pour rappel, des millions de personnes à travers l’Angleterre connaissent à nouveau depuis cette semaine des restrictions plus strictes, rejoignant l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, avec un confinement similaire à celui que déclaré par Boris Johnson en mars dernier. Les habitants ne peuvent donc quitter leur domicile que pour des déplacements essentiels, comme pour le travail qui ne peut être effectué depuis chez soi, les besoins médicaux et les achats alimentaires. Les écoles sont fermées pour la majorité des élèves, l’enseignement étant à nouveau organisé à distance. Cette mesure de confinement de dernière minute fait suite à une hausse drastique des hospitalisations au Royaume-Uni depuis la rentrée, le niveau de menace étant désormais au maximum, ce qui signifie que les services de santé risquent d’être submergés par les cas de Covid-19.

Par ailleurs, le Royaume-Uni s’efforce d’administrer les deux vaccins désormais approuvés par l’organisme national de réglementation des médicaments (les vaccins de Pfizer-BioNTech et d’Oxford-AstraZeneca). Mais le gouvernement, craignant de ne pas atteindre l’objectif de 2 millions de vaccinés par semaine, a pris la décision de retarder la deuxième injection de rappel chez certains patients déjà vaccinés, afin d’inoculer plus de personnes avec les premières doses.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Isabel Togoh

 

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