Alors que l’Agence européenne du médicament (EMA) vient de donner son feu vert au vaccin de Pfizer-BioNTech et que la France s’apprête à lancer sa campagne de vaccination ce 27 décembre, de nouvelles questions ressurgissent concernant la vaccination des personnes précédemment infectées par le SARS-CoV-2 mais également les femmes enceintes… avec les premières réponses de la Haute Autorité de Santé (HAS). Décryptage.

 

Les questions se bousculent sur le front du vaccin Pfizer-BioNTech qui a été retenu pour la France et dont les premiers résultats rapportés le 10 décembre par le New England Journal of Medicine sont très encourageants. Si la phase 1 de la campagne de vaccination cible en priorité « les populations exposées à deux facteurs de risque : la vulnérabilité liée à l’âge élevé et l’exposition accrue au virus (résidents d’hébergement collectifs ou professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire) », on sait également qu’il reviendra au médecin d’évaluer au cas par cas la pertinence de la vaccination pour les personnes qui ne répondent pas aux critères mais qui présentent néanmoins un risque important de complication en cas de contamination (maladies immunitaires sévères, hémopathies malignes, insuffisants rénaux dialysés… ou encore trisomie 21).

Déjà contaminé par la Covid-19 : doit-on se faire vacciner ?

Des premières réponses qui en appellent d’autres car la Haute Autorité de Santé (HAS) a statué – dans un document* en date du 18 décembre – sur deux nouvelles interrogations : est-ce que les femmes enceintes et les personnes ayant déjà été infectées par le SARS-CoV-2 doivent se faire vacciner ? Si les femmes enceintes ne figurent pas parmi les populations à vacciner en priorité, c’est en parti lié au manque de données sur le sujet car elles ont été naturellement exclues des essais cliniques. C’est encore au « cas par cas » que le médecin devra considérer le besoin de faire. Pour les personnes ayant déjà été infectées, si aucun constat n’a permis de « savoir s’il y a un bénéfice à vacciner les personnes qui ont déjà été infectées par le SARS-CoV-2 », à contrario il n’y a « pas d’effet indésirable grave particulier lorsqu’une personne ayant déjà eu la Covid-19 se fait vacciner ». Aussi, c’est sur cette base d’arguments que l’Autorité de santé laisse à chacun d’entre eux le choix de se faire vacciner en précisant qu’« il est préférable de respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes » pour se vacciner. Et d’ajouter que les personnes « cas contact » devront « se faire tester pour confirmer ou infirmer une infection à la Covid-19 avant d’envisager une vaccination ».

Des réponses à nuancer, précise la Haute Autorité de Santé, compte tenu du manque de données avec un recul moyen de seulement 3 mois, et, de la potentielle évolution des-dites connaissances.

*Vaccination contre la Covid-19 : la HAS précise ses recommandations sur la priorisation des publics cibles, 20 décembre 2020.

 

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