2 Milliards pour la transition énergétique, 1,9 Milliards pour la mobilité verte, 2 Milliards pour les technologies vertes, c’est le montant des aides que l’État prévoit d’allouer d’ici 2022. 

 


Dans ce contexte, les collectivités s’organisent. Les plus innovantes n’ont pas attendu ce plan pour faire preuve d’initiative. A l’occasion du Salon Innova’ter, elles furent nombreuses à partager leurs retours d’expérience, en montrant notamment comment les énergies renouvelables leur permettent de s’inscrire dans la transition verte tout en maîtrisant leurs coûts.

Le cas de la Sipperec est très éclairant sur la manière dont des collectivités peuvent s’unir pour ensemble définir une offre énergétique plus verte, plus économe et plus locale. Syndicat d’économie mixte fortement investit dans le secteur de l’énergie, Sipperec est particulièrement dynamique dans ce domaine et répond à une demande croissante de la part des collectivités.

Ingénieur Energie Chez Sipperec , Teo Garcia, précise que près d’un tiers des collectivités de son territoire souhaitent recourir à l’énergie verte, contre 7% seulement aujourd’hui en France. Le Sipperec exploite déjà d’une centaine de centrales photovoltaïques, intégrées au bâti de ses collectivités adhérentes et gère plusieurs réseaux de chaleur alimentés à partir de la géothermie. Dernièrement, le syndicat a fédéré 63 collectivités (notamment la Région Île-de-France, 3 départements, plusieurs communes petites couronnes et des syndicats techniques) pour acheter directement auprès du producteur de l’électricité verte, produite localement en France, au moyen d’éoliennes. La prochaine étape d’intégration des enjeux de développement des énergies renouvelable serait pour le Sipperec de développer des centrales amorties dans la durée grâce à des tarifs fixés pendant 15 ans pour ses adhérents.

Ce modèle de Power Purchase Agreement tend à se généraliser. En France, des acteurs commencent à équiper des collectivités, des acteurs industriels ou encore des aéroports. Filiale de VINCI Concession, Sunmind construit et opére par exemple une centrale photovoltaïque pour le compte de l’Aéroport de Faro. De plus en plus, les collectivités se montrent intéressées par la combinaison de solutions d’énergie en autoconsommation, associant par ailleurs des solutions d’éléctromobilité, comme des stations de recharges avec ombrières. C’est quelque chose qui se développera beaucoup à l’avenir. Maxime Varin, qui dirige Sunmind se montre confiant dans l’avenir : « d’ici 2028 la France prévoit de quadrupler sa production d’électricité renouvelable. Dans ce contexte, l’autoconsommation d’énergie sera un fort relai de croissance ». Et cette croissance n’est pas prête de faiblir.

Comment expliquer une telle croissance ? Co-fondateur d’Inskip, Maxime Guillaud a produit des études de marché sur ce secteur et a accompagné Sunmind au sein de Léonard, la plateforme d’innovation de VINCI. « cette tendance, explique-t-il, va se renforcer, à la faveur de plusieurs facteurs : l’abaissement tendanciel des coûts du matériel ; la demande des collectivités pour plus d’autoconsommation ; la hausse des subventions les incitant à s’inscrire dans la transition énergétique, et enfin l’apparition de nouvelles technologies (notamment liées à l’hydrogène) facilitant le stockage des énergies renouvelables.

 

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