Le 29 juillet dernier, la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg a annoncé sur Twitter qu’elle se rendrait aux États-Unis en bateau le mois prochain pour assister au Sommet Action Climat 2019 de l’ONU, organisé à New York. Elle participera également à la COP25 de Santiago au Chili à la fin de l’année.

La jeune militante a annoncé son périple d’une durée de deux semaines dans un tweet : « Bonne nouvelle ! Je vais participer au Sommet Action Climat 2019 de l’ONU à New York, à la COP25 de Santiago et à d’autres événements. On m’a proposé une place sur le voilier de course Malizia II. Nous traverserons l’océan Atlantique depuis le Royaume-Uni jusqu’à New York à la mi-août ».

Selon The Guardian, le Malizia II est un monocoque planeur à grande vitesse construit en 2016 et appartenant au promoteur immobilier allemand Gerhard Senft. Le bateau est un véhicule propre, équipé de panneaux solaires et de turbines immergées qui produiront de l’électricité à bord.

Greta Thunberg embarquera avec son père Svante, le skipper Boris Herrmann, ainsi que le réalisateur Nathan Grossman et Pierre Casiraghi, petit-fils de Rainier III de Monaco et fondateur du Yacht Club de Monaco, qui sponsorise l’embarcation. Sur Facebook, le club a d’ailleurs annoncé être « honoré » de faire traverser l’Atlantique à l’activiste « sans émissions ».

L’activiste a en effet décidé d’arrêter de prendre l’avion pour protester contre l’impact du transport aérien sur le climat. En octobre dernier, elle a incité ses followers à repenser leurs habitudes de vol : « De nombreuses personnes veulent agir pour le climat et me demandent ce qu’elles peuvent faire. Selon une nouvelle étude, donner l’exemple en arrêtant de prendre l’avion a des répercussions incroyables ».

L’année dernière, le « flight shaming », un mouvement de personnes qui évitent les avions en raison de leur impact sur l’environnement, a connu un essor dans toute l’Europe.

L’industrie de l’aviation civile est responsable d’environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine. Mais le secteur connaît une croissance exponentielle, et selon les chiffres de l’ONU, l’aviation pourrait devenir le principal émetteur de CO2 d’ici 2050.

Parmi les solutions possibles pour limiter l’impact environnemental de l’aviation figurent une taxe sur le kérosène, des moteurs plus efficaces, des avions plus aérodynamiques et le développement d’un carburant durable. 

Le Malizia II n’est pas le seul bateau à traverser l’Atlantique avec un message environnementaliste. Sail to the Cop, une initiative qui a vu le jour à Amsterdam et fondée par un groupe de jeunes acteurs du changement, prendra la mer cet automne pour rejoindre la COP25 au Chili, afin de sensibiliser le grand public à la pollution causée par l’aviation, tout en promouvant des modes de transport plus durables.