Legalstart s’est donnée pour mission de faciliter la vie des entrepreneurs en leur permettant de gérer en ligne toutes leurs démarches, de la création d’une entreprise ou d’une association au dépôt d’une marque en passant par la gestion des contrats à la cession des parts. Fondée par trois amis, la start-up juridique fête ses quatre ans et se félicite de n’avoir jamais eu à lever de fonds, grâce à un modèle économique efficace.

Le RGDP vous donne des sueurs froides ? Vous ne savez pas que choisir entre une EURL, une SARL, une SCI ? Vous craignez de faire une erreur dans la rédaction d’un contrat de travail ? Si la « phobie administrative » vous guette ou que vous n’avez pas les moyens d’être épaulé par un expert juridique, ni les compétences pour effectuer seul les démarches, la start-up Legalstart se propose en solution tech pour accompagner les entrepreneurs à gérer en ligne la vie juridique et administrative de l’entreprise.

Fondée en 2014, l’entreprise est venue combler un manque. « L’offre juridique n’était jusqu’à présent pas adaptée aux petites entreprise. Les services étaient trop onéreux, pas simples, pas rapides », relate Timothée Rambaud, cofondateur de Legalstart et directeur produits et business développement. « Or, les démarches sont standards, donc automatisables ! »

Création d’une société, modification des statuts, dépôt protection de la marque, recherche d’antériorité et, sécurisation de copyright des innovations sur la Blockchain, recouvrement à l’amiable ou judiciaire, mentions légales, contrats de travail et tout autre actes qui régissent la relation avec les employés, etc. « Nous proposons une gamme de services suffisamment large pour permettre à l’entrepreneur de tout gérer seul », ajoute Timothée Rambaud. Des démarches automatisées par un logiciel. En ligne, l’entrepreneur répond à un questionnaire pour affiner son profil, puis, sur son espace personnel, il dispose de la signature électronique et peut télécharger les pièces justificatives. En 48h, en ligne et sur mobile, la création de l’entreprise est effectuée, de l’annonce légale au remplissage du formulaire CERFA.

Bousculer le marché et promouvoir l’entrepreneuriat 

« Nous avons commencé avec la création des statuts SAS, puis nous avons élargi à la SARL, etc. » Nous, ce sont trois associés, amis de longue date. Aux côtés de Timothée, Pierre Aïdan, directeur du développement juridique, et Stéphane Le Viet, directeur produit. Le premier est ingénieur des Mines, travaille quelques années dans la finance à Londres, New York et Paris. Le second fait son droit à Paris puis à Harvard. Le troisième est Polytechnicien et poursuit son cursus à Harvard avant de se lancer dans le conseil stratégique et la création d’entreprises. « En 2013, il y a eu un alignement des planètes », raconte Timothée Rambaud. « Nous voyions l’insatisfaction des entrepreneurs sur les questions juridiques, et l’absence de la tech sur le secteur, ainsi que le développement de l’entrepreneuriat. »

Avec leurs profils complémentaires, ils veulent « bousculer le marché et promouvoir l’entrepreneuriat ». En plus des services automatisés, Legalstart propose des services d’assistance juridique téléphonique (l’entrepreneur pose une question en ligne et se fait rappeler par un juriste), des services de conformité, de surveillance de la marque et de référencement des avocats pour rediriger les entrepreneurs vers des professionnels. « Nous ne faisons pas de conseil qui est une activité réglementée, mais de l’information », précise Timothée Rambaud.

100 juristes travaillent en externe pour recontacter les entrepreneurs. Et 45 salariés sont embauchés par Legalstart. Une petite équipe qui a déjà accompagné 70 000 entrepreneurs. Attention, souligne Legalstart, s’ils sont concurrents des experts comptables et des avocats, ils souhaitent avant tout être leurs partenaires. « Automatiser ce qui est standard permet de libérer du temps aux professionnels pour les tâches à forte valeur ajoutée. »