Première ville du classement : ce n’est pas San Francisco. 85 villes ont été sélectionnées comme étant les  plus dynamiques pour les start-up. Cinq critères ont été nécessaires pour établir cet index : salaire, coût de la vie, qualité de la vie, prestations et qualité de l’écosystème. Le classement a été réalisé par l’entreprise Nestpick, qui permet aux locataires et aux propriétaires de louer en ligne un appartement meublé et pour une longue durée.  

La France, « start-up nation » ? Pas encore, si l’on en croit « l’index des villes start-up » réalisé par Nestpick, une entreprise allemande qui permet aux locataires et aux propriétaires de louer en ligne un appartement meublé pour une longue durée. Paris, première ville française start-up friendly, n’arrive qu’en 17ème position.


Pour réaliser ce classement, Nestpick – qui effectue régulièrement des études en partenariat avec des chercheurs – a sélectionné 85 villes comme étant les plus dynamiques pour les start-up. De Zurich à Tunis, de Paris à Berlin, de Lagos à Copenhague. Et contre toute attente, ce n’est pas San Francisco (Etats-Unis), seulement troisième, mais Singapour qui arrive en tête du classement global et devance Helsinki (Finlande).

Cinq critères ont été identifiés comme pertinents pour classer les villes, chacun pesant 20% du total :

  • Ecosystème : le score « écosystème » est obtenu en se basant sur l’Indice d’Innovation des villes de 2thinknow, le Startup Genome’s 2017 Global Startup Ecosystem Report, ainsi que le nombre de start-up dans la ville et la disponibilité des capitaux et du financement disponibles. Selon ce critère, San Francisco arrive en tête, et devance Berlin (Allemagne) et Tel-Aviv (Israël).

  • Salaire : si l’argent ne fait pas le bonheur, il est pris en compte par un futur employé au moment de changer de pays. Pour comparer les revenus entre villes, ils ont été répartis en trois catégories (project management, tech et marketing) et deux sous-catégories (faible et haut niveau d’expérience). Ainsi, dans la tech, un débutant touchera 71 489 euros bruts annuels à San Francisco, pendant qu’à niveau égal, une personne gagnera 2 838 euros bruts annuels au Caire (Egypte). Dans tous les cas de figure, c’est le startupper de San Francisco qui sera le mieux rémunéré. New York arrive presque systématiquement en deuxième position.
  • Sécurité sociale et prestations regroupent les impôts sur le revenu, la santé et le nombre de jours de congés. Pour l’impôt, les pays arrivant en queue de classement (donc là où l’on en paye le plus) sont l’Estonie, la Finlande, le Danemark, la Norvège, et la Suède. Les villes qui arrivent en premier sont Dubaï, Singapour et Zurich. Côté système de santé, la France arrive largement en tête puisque les six premières villes en terme de sécurité sociale sont françaises avec Paris, Lyon, Nantes, Toulouse, Nice et Marseille, tandis que les trois dernières sont Lagos (Nigeria), Johannesbourg (Afrique du Sud) et Hanoï (Vietnam). Enfin, pour les jours de repos, Paris n’arrive qu’en quatrième position, devancée par Vienne (Autriche), La Valette (Malte) et Helsinki.
  • Le score d’accessibilité financière : bien gagner ne peut être mesuré sans prendre en compte le coût de la vie. Pour cela, le score d’accessibilité est calculé en prenant en compte les prix de la location (60%), de l’épicerie (8%), de l’alimentation (8%), des restaurants (8%), des transports en commun (8%) et des vêtements (8%). Niveau coût de la vie, New York (Etats-Unis, Londres (Angleterre) et Reykjavik (Islande) sont les villes qui reviennent le plus cher à leurs habitants. Et les moins onéreuses sont Bangalore (Inde), Tunis (Tunisie) et Le Caire (Egypte).
  • Enfin, la qualité de vie a été prise en considération selon trois critères : l’égalité, la sécurité et les frais de scolarité. Helsinki, Oslo et Stockholm caracolent en tête pour l’égalité. Pour la sécurité, c’est Singapour, Munich (Allemagne) et Zurich.

Si Paris arrive seulement en 17ème place de ce classement mondial, la capitale française était montée sur la troisième marche du podium, juste derrière San Francisco et New York, du classement Global Cities Outlook 2017 réalisé par le cabinet A.T Kearney qui identifie les perspectives d’avenir des villes. Rien n’est perdu, donc.