Depuis 2008, A.T. Kearney réalise les palmarès des villes les plus attractives au monde. Paris se positionne troisième, derrière New York et Londres, dans le Global Cities Index qui mesure les performances économiques. La capitale française se place également troisième, derrière San Francisco et New York, du Global Cities Outlook qui mesure le potentiel d’une ville. Sur ce point, Paris gagne dix places par rapport à l’an passé.

Dix places gagnées en un an. Paris monte ainsi sur la troisième marche du podium, juste derrière San Francisco et New York, du classement Global Cities Outlook 2017 qui identifie les perspectives d’avenir des villes. Depuis 2008, le cabinet d’audit américain A.T. Kearney réalise deux classements distincts : le Global Cities Index qui mesure la performance économique, et le Global Cities Outlook qui s’intéresse au potentiel de la ville. Paris est également troisième, comme l’an passé, du Global Cities Index, derrière New York et Londres. 128 villes, dans six régions du monde, sont passées à la moulinette d’A.T. Kearney pour établir le Global Cities 2017.

Comment mesurer le potentiel d’une ville ? Pour le Global Cities Outlook, A.T. Kearney a pris en compte quatre dimensions : Le bien-être personnel, l’économie, l’innovation et la gouvernance. Ces aspects permettent, selon le cabinet, « d’évaluer sur le long-terme les investissements et le succès en prenant en considération des éléments tels que les performances environnementales, les infrastructures et la capacité d’innovation. » Sur ce classement, San Francisco mène la danse. « Bien connue et admirée comme centre d’innovation », la ville des start-up se place pour la troisième année consécutive en tête du Global Cities Outlook. Plus surprenant, Paris grimpe sur le podium, prenant dix place par rapport à l’an dernier. Pour A.T. Kearney, cette percée de Paris, qui lui permet de côtoyer San Francisco et New York, est le résultat du nombre croissant d’incubateurs et de l’augmentation d’investissements privés.


En effet, en janvier dernier, le cabinet en conseil stratégique A.T. Kearney interrogeait 500 dirigeants qui engrangent un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de dollars. 75% d’entre eux affirmaient vouloir augmenter leurs investissements étrangers. Dans le classement annuel de l’indice de confiance des investissements directs étrangers, la France se positionnait comme le 7ème pays les plus attractifs où investir. Côté performances économiques, A.T. Kearney a examiné cinq dimensions : l’activité économique, le capital humain, les échanges d’informations, l’expérience culturelle, et l’engagement politique. Si Paris reste à la même troisième place, New York passe devant Londres.

Pour expliquer l’attractivité de Paris, Anne Hidalgo expliquait le 14 juin dernier au journal Les Echos que « Paris aurait pu devenir une ville musée comme Rome par exemple. » À l’inverse, « Paris a voulu devenir une capitale européenne et mondiale de l’économie numérique. » La maire de Paris affirme que depuis 2010, « le fonds Paris Innovation Amorçage a aidé plus de 1000 start-up pour un total de 46 millions d’euros ». Avec la prochaine ouverture de Station F, le campus de start-up financé par Xavier Niel, et les discours successif sur la « start-up nation » du président Emmanuel Macron, l’attractivité de la ville risque d’augmenter.