Comment rouvrir ses bureaux et reprendre son activité tout en assurant le plus haut niveau de sécurité sanitaire pour ses salariés, ses partenaires et ses clients ? Pour permettre à ses clients un « retour à la normale », l’éditeur de logiciels Salesforce propose une suite de solutions prépackagées. Explications d’Olivier Derrien, le Directeur Général & Executive VP de Salesforce en France.

Concrètement, comment fonctionnent les outils que vous mettez à disposition des entreprises ?

Olivier Derrien : Nous leur proposons de les aider à créer la confiance auprès des employés, dans la reprise de l’activité. Cela passe, par exemple par la gestion des rotations des employés pour les accueillir progressivement et de façon sécurisée dans les bureaux : les entreprises peuvent éviter que trop d’individus ne soient regroupés dans un même espace ou dans les ascenseurs grâce à des règles de distanciation et en planifiant les pauses de chacun – y compris pour les prestataires et fournisseurs. Il y a également une dimension formation des collaborateurs à de nouvelles compétences et pratiques.
Enfin, la crise a imposé à de nombreuses entreprises de revoir leur modèle économique de façon à maintenir ou relancer leur activité tout en garantissant la sécurité des employés et des consommateurs : par exemple en améliorant le service client grâce à un système de réservation en ligne ou en lançant un service 100 % digital où le client peut choisir le créneau disponible et éviter de faire la queue en arrivant sur site.

Quel type d’entreprise fait appel à ce genre de service ?

Olivier Derrien : Des entreprises ont déjà fait appel à Salesforce dans la phase de confinement pour réinventer leur activité. C’est le cas des blanchisseries Wartner (ouest parisien) qui ont mis leur savoir-faire et ressources au service du personnel soignant de l’AP-HP (nettoyer leur linge et leur livrer au lieu de travailler pour les palaces, leur clientèle habituelle) grâce à des applications spécialement créées sur la plateforme de Salesforce et ses solutions de planification. Nous avons également mis en place une plateforme de prises de rendez-vous en ligne pour les opticiens Afflelou. Salesforce permet aux entreprises de toutes tailles et tous secteurs de bénéficier de la puissance du cloud ainsi que des technologies mobiles, réseaux sociaux, blockchain, assistance vocale et intelligence artificielle pour mieux se connecter à leurs clients.

Chez Salesforce, vous communiquez beaucoup sur vos valeurs.

Olivier Derrien : Oui, car depuis sa création en 1999, Salesforce est attaché à un ensemble de valeurs fondamentales et exemplaire en termes d’engagement social : la confiance, la réussite de ses clients, l’innovation et l’égalité. Son modèle 1/1/1 lancé dès la création de l’entreprise par Marc Benioff, toujours actuel CEO, en est l’illustration dans tous les bureaux à travers le monde : 1 % du temps, 1 % des fonds propres, 1 % des solutions de Salesforce sont consacrés à des organisations à but non lucratif. En 2018, les salariés de Salesforce en France ont 22 000 heures à des activités de bénévolat au sein d’organismes locaux tels que Refettorio Madeleine, LightForce. Chaque salarié de Salesforce bénéficie de 7 jours par an (en plus des congés payés) pour agir en tant que bénévole dans des associations caritatives.

Vous continuez à vous développer en France ?

Olivier Derrien : Bien sûr. Après l’ouverture au cours des dernières années de centres de recherche et développement, et d’un datacenter, Salesforce a annoncé l’année dernière un fonds de 125 millions de dollars visant à soutenir des start-up européennes innovant dans le domaine du cloud dont Sigfox, Akeneo, Finalcad. Selon une étude IDC, d’ici 2024 en France, Salesforce et son écosystème (communauté de clients, partenaires et développeurs) vont créer 560 000 emplois (154 000 emplois directs et 406 700 emplois indirects).
Preuve de notre volonté de développement, nous venons de créer un comité consultatif européen qui compte 2 Français parmi ses membres : Guillaume Pépy et Véronique Weill (Publicis Group). Le comité a pour but d’offrir des conseils et un soutien stratégiques à Salesforce pour accompagner son développement en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA), la région où l’éditeur a enregistré sa plus forte croissance l’année dernière.