C’est l’ensemble du secteur de l’assurance qui a, désormais, entrepris sa transformation digitale. Pour ce dernier, et particulièrement pour les acteurs historiques, l’enjeu est clair : se libérer des tâches de gestion chronophages pour mieux se focaliser sur l’expérience client. A titre d’illustration, plus de 80% des consommateurs projettent d’interagir avec leur assurance à travers des canaux numériques (étude EY de 2018). C’est dans ce contexte que la société Okayo propose aux assureurs un progiciel de gestion modulaire révolutionnaire. Destiné aux assurances IARD (Incendies, Accidents, Risques Divers) et de personnes, il permet aux compagnies d’assurance, mutuelles, courtiers délégataires et grossistes de gérer de l’ensemble de leurs activités (de la tarification à l’indemnisation des sinistres ou aux reversements de commissions). Focus sur la solution « all in one » avec Bruno Messali, président d’Okayo.

 


Où en est la digitalisation du secteur de l’assurance ?

 En ce qui concerne l’assurance des particuliers, on peut constater que l’expérience client s’est déjà largement digitalisée. Cette évolution était indispensable dans le cadre des produits destinés au grand public : tarification en ligne, souscription avec signature électronique, etc. Toutefois, il existe encore un véritable écart entre les nouveaux entrants comme les « insurtech » qui ont réussi à dématérialiser l’ensemble de la chaîne sur des processus ciblés et simplifiables, et les assureurs traditionnels, notamment les grands groupes et organisations en réseau, qui peinent à concilier le contrôle des risques (y compris réglementaires) et des processus optimisés. De plus, le secteur reste à la traîne dans l’optimisation de l’exploitation de la donnée. L’intelligence artificielle n’est pas appliquée comme elle pourrait l’être, notamment en matière d’automatisation des tâches administratives, très chronophages et sans réelle valeur ajoutée.

 

Quels sont les métiers de l’assurance qui restent à la traîne ?

La digitalisation des process dans le secteur est particulièrement visible sur la partie front office, donc celle qui est en contact direct avec le client. Mais le travail de l’assureur ne s’arrête pas à la signature du contrat. Il va lui falloir gérer ce dernier. C’est dans ce domaine qu’un acteur traditionnel va souvent se trouver à la peine. Dans un monde où tout va très vite, les directions marketing des assureurs sont souvent bridées par des systèmes peu évolutifs. Décisions schizophrènes : aller plus vite, être plus agile, tout en conservant la robustesse de système d’information qui ne permet pas de gérer des cycles courts.

 

Quelles sont les solutions ?

Pour répondre à ces préoccupations, nous avons créé Okayo. Le progiciel est né au début des années 2010 et s’adresse tant aux pure players qu’aux acteurs historiques. Une tarification très souple à l’usage, des projets courts, un outil au service de ses utilisateurs et qui n’est plus une contrainte : notre solution « all in one » a pour vocation de devenir le cœur de l’entreprise dans le domaine de la gestion d’assurance. Avec Okayo, l’assureur va pouvoir distribuer, via ses API, via son système d’ouverture, les règles de gestion, les documents, les tarifications, et toute la vie du contrat. L’outil fluidifie les process en interne en se connectant au système existant. L’interopérabilité avec des applications internes ou externes au SI est au cœur de l’architecture du produit. Il est, d’ailleurs, particulièrement important de pouvoir « parler » avec d’autres compagnies, notamment au moment des périodes d’expertise. Okayo laisse au front office toute la latitude nécessaire pour « monter » très rapidement les produits sachant que derrière, il va gérer les règles de tarification, l’émission des pièces, les relances, les avenants, les sinistres. C’est bien l’ensemble des besoins en gestion qui est ainsi couvert, tandis que le « time to market » s’en trouve grandement amélioré.

 

A quels nouveaux services travaillez-vous ?

Pour pouvoir réussir un projet, le client doit pouvoir disposer d’un maximum d’autonomie. Cela veut dire donner de la main et du poids aux métiers. L’intégration d’Okayo a été pensée pour des personnes sachantes, aux valeurs métier fortes, et qui pourront donc le paramétrer au plus proche du besoin, sans être des informaticiens purs et durs. Dans cet esprit, nous préparons un nouveau moteur qui va encore améliorer l’automatisation des flux entrants et sortants et le pilotage de l’ensemble des partenaires, notamment dans le cadre de la gestion de sinistre. Deux autres sujets soulevés par la profession font également l’objet de notre réflexion actuellement. Il s’agit des services complémentaires (nouveaux types d’assistance, adjonction de produits alternatifs …) que les assureurs offrent désormais et du mode de rémunération des intermédiaires.