La Banque Neuflize OBC (Groupe ABN AMRO) propose un modèle unique de banque privée en France fondé sur une vision intégrée des patrimoines privé et professionnel. Son offre de conseil alliée à son offre de gestion et financements en font le partenaire privilégié d’une clientèle patrimoniale et d’entrepreneurs. Elles lui permettent d’intervenir sur la totalité des actifs de ses clients et d’accompagner leurs projets de gestion, transmission, transformation ou encore de cession d’actifs. L’établissement compte de 42 milliards d’euros d’actifs sous gestion et donne désormais la priorité à l’investissement responsable. Les explications de Laurent Garret et Valérie Spies, respectivement président du directoire et directrice de la clientèle.

 


Comment vous êtes-vous adaptés à l’environnement Covid ?

Laurent Garret : D’un point de vue interne, 99 % de nos collaborateurs ont pu passer en télétravail en l’espace de 48 heures maximum dans un esprit de responsabilisation. Notre culture d’entreprise repose sur la confiance. Un message que les managers ont relayé à l’ensemble des équipes. Cela nous a permis d’être très rapidement opérationnels.

Valérie Spies : Nos collaborateurs ont fait preuve d’une énorme adaptabilité. Nous avons vécu quelque chose d’assez fort qui, malgré la distance, a même permis de resserrer des liens. La crise n’est pas finie. Il faut continuer à s’adapter. Nous apprenons tous les jours. Le fait de ne pas nous voir, nous oblige à innover. Nous devons être créatifs, notamment pour institutionnaliser des moments où nous nous retrouvons virtuellement via les outils digitaux, et pour tenter de compenser les échanges informels qui sont essentiels au bon fonctionnement des équipes.

Et par rapport aux clients ?

V.S. : La Banque Neuflize OBC a historiquement su tisser des liens forts avec ses clients, ce qui dans cette crise, constitue indéniablement un atout. Nous avons continué à échanger avec eux, nous sommes restés présents à leurs côtés. Nous mobilisons l’ensemble des moyens de communication existants pour garder ce lien. Cela prend, par exemple, la forme de rendez-vous réguliers comme des visioconférences consacrées à des points marchés. 

L.G. : Il y a eu peu de mouvements de panique chez nos clients particuliers,  tous très fortunés, même s’il a tout de même fallu, dans cette période, faire preuve de pédagogie, les rassurer et les informer grâce aux projections économiques en notre possession. Chez nos clients corporate, c’est différent. Certains étaient inquiets et nous ont énormément sollicités.

V.S. : Pour ces derniers, nous avons organisé de nombreux rendez-vous d’information sur l’état des marchés. C’était une démarche essentielle notamment parce que la Banque Neuflize OBC propose une grande variété d’offres et de propositions qualitatives en termes d’investissement.  Nous nous sommes adressés tant à ceux qui connaissaient déjà les marchés financiers pour y avoir investi auparavant à nos côtés qu’à nos clients qui ne l’avaient pas encore fait et qui se sont montrés intéressés par les éventuelles opportunités en cours. Avec le retour d’activité, post-confinement, nous avons reçu des demandes importantes sur des produits structurés auxquelles nous avons répondu par l’intermédiaire de propositions très personnalisées tenant compte des objectifs de nos clients. Nous sommes également sollicités sur des mandats de gestion, notamment concernant les investissements socialement responsables (ISR) auxquels nous donnons désormais la priorité, mais qui représentaient déjà une part importante de notre activité. Nos encours en gestion sous mandat ISR ont progressé de plus de 30 % en 2019 et la tendance s’est accélérée en 2020 où deux-tiers des nouveaux mandats de gestion  sont tournés vers la partie ISR.

L.G. : Nous avons également lancé un mandat à impact. Nous sommes la seule banque privée à réellement proposer une telle offre aujourd’hui. Il permettra d’investir dans des sociétés ayant l’intention de générer des impacts environnementaux et sociaux positifs. Il sera doté d’un reporting extra-financier renforcé permettant de mesurer et de suivre dans le temps l’impact des investissements. Cette approche favorisera les sociétés qui intègrent le mieux les objectifs de développement durables de l’ONU dans leur activité et qui contribuent à les atteindre.

Comment voyez-vous évoluer la Banque Neuflize OBC ?

Nous avons fait le choix de la montée en gamme de notre clientèle en privilégiant un haut niveau de service. Du point de vue des produits, il faut réussir à créer une proximité avec les clients, notamment auprès des milleniums, enfants de clients fortunés ou « startupers » qui attendent de nous une offre différenciante. C’est pourquoi il est nécessaire de monter en expertise,  de bien connaître les secteurs d’activité dans lesquels ils opèrent, pour pouvoir parler le même langage que nos clients.