Avec plus de 500 clients et 150 000 utilisateurs, Talkspirit est le premier réseau social français. Son but ? Faciliter le travail en collaboration tout en s’adaptant aux besoins de chacun. Philippe Pinault, co-fondateur et PDG, nous éclaire sur l’importance d’une solution fluide en entreprise et sur les leviers indispensables à la bonne performance d’une entreprise. 

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise Talkspirit ?


Créé en 2010, Talkspirit est un réseau social d’entreprise (RSE) : une solution collaborative permettant de connecter les collaborateurs, de fluidifier la communication et le travail collaboratif, au sein de l’entreprise. Nos équipes sont basées à Paris et Montpellier. Nous servons plus de 500 clients organisations (entreprises, institutions et associations), dont 150 000 utilisateurs qui utilisent quotidiennement notre solution disponible en 8 langues. Les fonctionnalités clés du logiciel sont le fil d’actualités, groupes/communautés, chat en ligne, visioconférence, partage d’écran, base documentaire, chatbot FAQ, … Conforme au RGPD, la plateforme est 100 % conçue et hébergée en France.

Pouvez-vous nous expliquer quels sont les enjeux du réseau social d’entreprise et de la transformation numérique en général ? 

Le monde dans lequel nous vivons nécessite une capacité d’adaptation rapide et continue. L’automatisation et la robotisation, le développement de l’intelligence artificielle, accélèrent la capacité d’innovation et de production des entreprises. Le temps réel est devenu la règle dans les transactions. La conversation est le mode d’échange que les clients veulent avoir avec les entreprises. Le nomadisme se développe. L’entreprise fonctionne en écosystème étendu intégrant de plus en plus de parties prenantes externes.

S’adapter suppose une bonne compréhension de l’environnement interne / externe, une prise de décision et une capacité d’exécution rapide et coordonnée.

Chez Talkspirit, nous avons la conviction que la performance d’une organisation se mesure à celle des équipes qui la compose. L’accès aux informations, la circulation et la diffusion des informations au sein des équipes et de façon transverse à l’organisation, la communication sont des leviers essentiels de cette performance.

Nous développons Talkspirit pour être le support de nouvelles expériences de travail : plus riches, plus fluides, plus connectées, plus sympas et plus performantes.

Le réseau social interne est l’outil qui va -pour les entreprises- faciliter la transformation digitale : 

  • en outillant la mutation des modes de travail,
  • en rendant la communication interne interactive et multi-directionnelle,
  • en fluidifiant la collaboration, l’échange et le partage d’informations,
  • à travers l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise (c’est-à-dire entre collaborateurs, mais aussi entre
  • collaborateurs et partenaires/prestataires qui interviennent sur des projets de l’entreprise),
  • en temps réel et en différé.

Pourquoi, selon vous, les TPE et PME sont encore à la traîne sur ce sujet ? 

C’est un fait : une part non négligeable de PME et ETI françaises ont encore du chemin à faire pour réussir leur transformation digitale. Selon une étude Bpifrance* publiée le 31 octobre 2019, seulement 13 % des dirigeants sont « Précurseurs » sur le sujet de la transformation digitale alors que 38 % des dirigeants gardent une posture « Attentiste ». Inconscience ou désintérêt. En tout cas c’est la pérennité des PME et ETI qui est en question.

Pour moi, à la racine il s’agit avant tout d’un problème de formation : en effet, compte tenu de leur profil (plutôt des seniors, très peu de Digital Natives), les dirigeants de PME souffrent d’un manque de compréhension sur ce qu’apporte le digital dans les organisations. Et ce qu’apporte le digital, ce n’est pas d’abord une question d’outil mais carrément une nouvelle façon de travailler / vendre / piloter etc. Âgé seulement de 25 ans, Internet est encore finalement très récent et ce changement de paradigme n’a pas encore été intégré par tous. Les dirigeants de PME doivent donc se transformer eux-mêmes et en même temps transformer leur entreprise. Un énorme défi. Mais les outils modernes tels que Talkspirit, et de nombreuses structures d’accompagnement, leur permettent d’appréhender ce changement de paradigme avec méthode et dans la sérénité.

* Étude Bpifrance “Dans la tête des dirigeants de PME-ETI : quel rôle dans un contexte de transformation ?” visant à interroger les dirigeants de PME et ETI sur les trois grands défis (environnemental, sociétal et numérique), et sur les conditions de pérennité de leur entreprise. 12000 dirigeants enquêtés par questionnaire; 500 dirigeants et experts interrogés sur le terrain.

Quels sont vos objectifs en France, et en dehors des frontières ?  

La croissance de Talkspirit en France est très dynamique. Notre principal objectif aujourd’hui est de positionner Talkspirit comme l’alternative n°1 aux GAFA (Workplace de Facebook et Office365 de Microsoft) sur les enjeux de communication interne et de collaboration. Dans le même temps, nous entreprenons des actions pour porter progressivement ce succès à l’échelle européenne. 

Philippe Pinault, cofondateur de Talkspirit

Vous comptez parmi vos clients des services publics ou des corps gouvernementaux telle que l’Armée de Terre. En quoi la transformation numérique est importante pour ces secteurs ? 

Bien entendu, la transformation digitale est importante dans chaque secteur d’activité, car elle amène les organisations (qu’elles soient entreprises, institutions ou associations) à repenser leur manière de travailler. Aujourd’hui, toutes les organisations sans exception doivent donc développer leur agilité et réfléchir aux moyens d’être plus performantes. 

Dans le secteur public, et peut-être plus qu’ailleurs, les enjeux principaux aujourd’hui sont de “dé-siloter” l’organisation, d’apporter plus de transversalités, d’améliorer la circulation de l’information pour gagner en rapidité, en performance et en efficacité … et donc en coût de fonctionnement. Finalement, au sein des institutions, la transformation numérique est un vrai levier pour réussir à “faire mieux avec moins”, à une époque où les budgets ne cessent de se contracter.

Quelles sont, selon vous, les étapes nécessaires à l’intégration d’un réseau social pour que tous les employés se l’approprient ? 

Comme évoqué un peu plus tôt, un réseau social d’entreprise vise à connecter l’ensemble d’une organisation sur une même plateforme pour faciliter l’émergence de nouvelles façons de travailler (en particulier plus collaboratives) et améliorer la transversalité, dans un contexte où l’information revient dans le giron de l’entreprise (alors qu’elle était jusqu’ici la propriété des utilisateurs au travers de boîtes email confidentielles par nature).

Compte tenu des changements qu’il provoque, un réseau social d’entreprise doit être déployé avec méthode.

Pour un déploiement réussi, voici les 4 principaux facteurs de succès : 

  • commencer par définir une GOUVERNANCE : la place donnée au RSE au sein des usages métiers doit être claire et sans ambiguïté (quelle sera son utilité concrète au quotidien ? comment s’intégrera-t-il par rapport aux process / outils / usages existants?) ;
  • identifier et cartographier les GROUPES / COMMUNAUTÉS déjà existants dans l’entreprise, car le succès d’un RSE est le succès de chacun des groupes qui le constituent. Pour qu’un groupe fonctionne, il faut réussir à amener ses membres à basculer vers une nouvelle manière de partager / accéder / réaliser / collaborer. Là où le groupe était basé sur de l’échange d’emails avec des documents en PJ, on passe à un partage / accès / capitalisation, et la gestion en ligne de documents versionnés et partagés.
  • garantir l’EXEMPLARITÉ des leaders : dans un contexte de changement, l’attitude du management est décisive. Il est nécessaire de s’assurer de l’implication des manager. En étant utilisateurs/promoteurs du RSE, ils vont impulser une nouvelle manière de travailler et entraîner leur équipe à leur suite ;
  • multiplier les ITÉRATIONS : la bascule ne se fait jamais du jour au lendemain, elle se construit et s’ajuste dans la durée (par rapport aux usages, à la culture, …). Il faut donc ajuster en permanence, avec patience, résilience et … bon sens.

Quels sont les outils de demain pour les réseaux sociaux d’entreprise ?

Talkspirit bien entendu [rires]. Aujourd’hui les organisations font face à un très grand nombre d’outils qui viennent en support de ces nouvelles manières de travailler. Mais ils sont souvent mal connectés entre eux. Par conséquent, l’information se retrouve donc souvent dispersée dans de nombreux silos applicatifs, et donc plus difficile d’accès. Nous pensons que l’outillage idéal est une plateforme qui réunit ces différents outils, sur une même interface sans couture, pour plus de simplicité. 

Le RSE a comme intérêt d’être un support essentiel à l’intelligence collective (c’est-à-dire des intelligences qui travaillent ensemble et non plus une somme d’intelligences individuelles). Il permet à des professionnels issus de différents métiers de travailler ensemble, au quotidien, sur des projets communs ; qu’ils soient membres de l’entreprise ou prestataires/partenaires. Cet atout fait du RSE un outil indispensable pour une organisation agile, qui s’adapte en continu, en mobilisant toutes les parties prenantes de son écosystème.

 

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