AI for Good est une initiative lancée dans la foulée du rapport Villani sur l’intelligence artificielle (IA ou AI, en anglais) présenté au Président de la République le 29 mars dernier. L’objectif de ce programme : décloisonner les expertises, faire se rencontrer les différents acteurs (associations, chercheurs, entrepreneurs, etc.), et trouver des solutions, grâce à l’IA, « aux grands enjeux sociétaux ». Damien Gromier, Président de France is AI, une initiative sous l’égide de France Digitale, veut multiplier les événements pour permettre l’émergence des projets.

« Nous voulons décloisonner les expertises et les secteurs, faire se rencontrer les acteurs (associations, entreprise, ingénieurs, chercheurs) autour de l’intelligence artificielle. » Damien Gromier propose AI for Good, une initiative qui veut se situer dans la suite logique du rapport Villani présenté le 29 mars dernier au Président de la République.

Présenté le 3 avril dernier à l’Assemblée Nationale devant 500 acteurs et 100 députés, le programme a pour objectif de trouver des solutions concrètes grâce à l’intelligence artificielle. « En juin, nous ferons un hackathon intelligence artificielle pour le secourisme lors du sommet de l’innovation sociale de la Croix-Rouge les 22 et 23 juin prochain », illustre-t-il.

Avec AI for Good, Damien Gromier est à la croisée de ses deux chemins, les start-up week-end, qu’il organise depuis 2010, et France is AI, une initiative soutenue par France Digitale dont il est Président. En 2017, il avait organisé un “start-up week-end for refugees”.

Initiative de terrain

« Il est indispensable de créer une première étincelle, d’acculturer les ONG pour leur faire prendre conscience de ce que peut faire l’intelligence artificielle », poursuit Damien Gromier. « Les ONG disposent de beaucoup de données qu’elles ne traitent et ne valorisent pas », or, ces données sont la  première nourriture des datascientists. Pour la Croix-Rouge, ces scientifiques de la donnée analyseront les éléments fournis par les secouristes pour trouver des solutions. « Nous voulons être une initiative de terrain dont sortent des projets. »

En mars dernier, Cédric Villani l’indiquait : « définir l’intelligence artificielle n’est pas chose facile, mais une chose est certaine, elle n’est plus seulement un programme de recherche confiné aux laboratoires. Nous sommes dans un monde numérique, un monde de données. L’intelligence est donc une clé du pouvoir de demain dans un monde numérique. »

Pour Damien Gromier, « la remise du rapport Villani a permis de cristalliser les volontés et les acteurs ». Outre l’événement de juin prochain, AI for Good veut organiser, en amont de la prochaine COP une rencontre entre l’agence spatiale européenne et Green cross pour utiliser les données satellites pour aider à sauver le climat. « Il faut créer de plus en plus de cas concrets d’AI for Good pour montrer qu’en valorisant et utilisant les données, nous pouvons améliorer le terrain. »