Emmanuel Macron n’a pas laissé beaucoup de perspective. La troisème est là et bien là en France. « On est, soyons clairs, dans une troisième vague largement due à la montée de ce fameux variant anglais. La situation est clairement critique. Ca va taper très dur jusqu’à la mi-avril », a souligné le chef de l’Etat lors d’une visioconférence avec des maires franciliens et d’autres régions.

 

Va-t-on vers un durcissement des restrictions en Île-de-France et dans les Hauts de France ? La réponse est oui. C’est en tous cas ce qu’a laissé entendre le Premier ministre, Jean Castex lors d’une interview accordée à BFM TV, mardi soir. Le chef du gouvernement a fait part de la possibilité d’appliquer « des mesures du type de celles auxquelles on a eu recours dans les autres parties du territoire », en référence aux confinements mis en place le week-end dans les agglomérations de Nice et Dunkerque ainsi que dans le Pas-de-Calais. 

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La situation est arrivée à un point critique dans la région Île-de-France. Les services de réanimation, avec près de 1200 patients hospitalisés, sont saturés. Le taux d’incidence y est de 418 cas de contaminations pour 100 000 habitants, bien au-dessus du seuil d’alerte maximal décrété par les autorités sanitaires (250). Pour ne rien arranger, le projet de transferts massifs de patients par TGV a été repoussé. Un conseil de défense a eu lieu mercredi matin à l’Elysée pour évoquer de nouvelles mesures qui pourraient être mises en place très rapidement.

Deux scénarios sont à l’étude, celui évoqué plus haut et un autre plus strict, où la population serait confinée à l’image du mois d’octobre. Des restrictions pourraient également s’appliquer aux régions PACA et Hauts-de-France. Le Premier Ministre et le Ministre de la Santé Olivier Véran donneront une conférence de presse aujourd’hui à 18h pour annoncer leurs décisions.

 

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