Les forces armées colombiennes ont réalisé mardi leur plus importante saisie de drogue de l’année jusqu’à présent, en saisissant 10 tonnes de cocaïne auprès de l’Armée de libération nationale (ELN), un groupe de guérilla de gauche, selon Reuters.


 

Faits marquants

  • Diego Molano, ministre colombien de la Défense, a déclaré à Reuters que les forces colombiennes avaient également détruit deux laboratoires de drogue appartenant à l’ELN, situés dans la province de Narino, près de la frontière du pays avec l’Équateur.
  • « Il s’agit du coup le plus important en termes de saisies de cocaïne cette année », a déclaré Molano à Reuters dans un message enregistré.
  • Cette saisie dépasse la saisie de six tonnes effectuée en juin.
  • L’ELN reste le plus grand groupe armé qui se rebelle contre le gouvernement colombien, fondé en 1965 en tant que groupe marxiste-léniniste.

 

Nombre important

580. C’est le nombre de tonnes de cocaïne et de crack qui ont été saisies en 2020 selon le gouvernement colombien. La culture de la coca et la production de cocaïne ont atteint les chiffres records de 245 000 hectares et de 1 010 tonnes métriques, respectivement.

 

Contexte clé

Il y a cinq ans, le gouvernement colombien a signé un accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui constituaient le principal groupe rebelle en guerre contre le gouvernement. Les FARC ont accédé au pouvoir en grande partie grâce à la production et à la vente de cocaïne, accumulant plus de 300 millions de dollars (268 millions d’euros) d’actifs avant leur démobilisation à la suite de l’accord de paix. Malgré la fin du conflit, la coca (la plante récoltée pour fabriquer la cocaïne) reste un moteur de l’économie colombienne dans certaines régions du pays, certaines villes utilisant même la cocaïne comme monnaie, selon le New York Times.

 

Tangente

Au début de l’année, un hélicoptère transportant le président colombien Iván Duque et d’autres hauts fonctionnaires a essuyé des tirs alors qu’il survolait la région du Catatumbo, dans le sud du pays, mais personne n’a été blessé. Les autorités ont déclaré ne pas savoir qui était à l’origine de l’attaque, mais soupçonner d’anciens membres des FARC ou de l’ELN, ce dernier groupe ayant démenti cette allégation, selon l’Associated Press.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Mason Bissada

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