VIKINGS | Dans une étude publiée mercredi 20 octobre, des chercheurs ont réussi à déterminer en quelle année les premiers Européens ont foulé le sol américain. Selon cette étude, la présence de Vikings à Terre-Neuve, au Canada, remonte à exactement 1000 ans, en 1021 de notre ère, soit près de 500 ans avant que Christophe Colomb ne pose le pied sur le continent américain.

 

En analysant du bois provenant du site nordique connu sous le nom de L’Anse aux Meadows et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, les scientifiques ont réussi à déterminer en quelle année les premiers Européens sont arrivés en Amérique du Nord.

Cette étude publiée dans la revue Nature permet de situer précisément la présence européenne « outre-Atlantique avant les voyages de Christophe Colomb ». C’est une découverte de premier ordre qui permet de montrer à quel moment les hommes ont commencé à traverser les océans du globe.

Les précédentes estimations, qui situaient la présence de Vikings à Terre-Neuve au XIe siècle, étaient fondées sur des récits oraux et sur une « analyse stylistique » des objets et des vestiges architecturaux. L’Anse aux Meadows est le plus ancien et le seul site viking connu en Amérique du Nord. Il a été découvert pour la première fois en 1960, selon l’UNESCO, et des centaines d’objets en bois, en bronze, en os et en pierre y ont été trouvés par les archéologues au fil des ans.

L’étude suggère également que ce site servait également de camp de base pour des explorations plus au sud.

Les Vikings sont donc arrivés en Amérique 470 ans avant Christophe Colomb, qui a débarqué aux Bahamas en 1492. Toutefois, les communautés indigènes ont précédé Christophe Colomb et Leif Erikson (XIe siècle), un explorateur islandais lié à L’Anse aux Meadows et que beaucoup considèrent comme le premier explorateur européen à avoir posé le pied en Amérique du Nord.

L’héritage colonial de Christophe Colomb et d’autres célèbres explorateurs a fait l’objet d’un examen approfondi ces dernières années. Le mois dernier, le Canada a célébré sa première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation en rendant hommage aux enfants disparus et aux survivants des pensionnats, leurs familles et leurs communautés. Depuis de nombreuses années, le pays fait face aux effets destructeurs à long terme de la colonisation. Au Mexique, une statue de Christophe Colomb à Mexico a récemment été retirée et remplacée par une statue d’une femme autochtone. Au début du mois, le président américain Joe Biden a officiellement reconnu la Journée nationale des peuples autochtones, devenant ainsi le premier président américain à le faire.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Téa Kvetenadze

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