La plateforme Twitter a affirmé avoir bloqué le compte officiel du New York Post jeudi, car le journal a partagé plusieurs tweets en relation avec son article sur Hunter Biden qui a été sévèrement critiqué.

Jeudi, Twitter a bloqué le partage de l’article du New York Post et a estimé que l’article violait plusieurs de ses règles, notamment l’interdiction de partager des informations personnelles et des documents piratés. Facebook a également réduit la diffusion des publications du journal. Cependant, les conservateurs ont exprimé leur mécontentement à l’égard de ces mesures et ne se sont pas privés d’en parler sur les réseaux sociaux. Suite à cette réaction, Twitter a déclaré qu’à l’avenir, sa plateforme ne bloquerait plus les tweets partageant du matériel piraté, mais y ajouterait plutôt des étiquettes d’avertissement. Twitter  a ensuite déclaré que sa plateforme autoriserait le compte officiel du New York Post à partager parce que les informations personnelles de Hunter Biden avaient été largement diffusées en ligne, et qu’elles n’étaient plus considérées comme privées.


Cependant, le New York Post ne peut toujours pas interagir avec ses 1,8 million d’abonnés sur Twitter. En effet, alors que Twitter permet désormais la diffusion du contenu de l’article, le New York Post affirme que Twitter ne débloquera pas son compte tant que les tweets du jeudi ne seront pas supprimés, car au moment de leur publication, ces derniers enfreignaient les règles de Twitter.

Les réseaux sociaux comme Twitter sont un moteur important du trafic web pour les éditeurs comme le New York Post, qui n’a pas voulu admettre la pertinence des préoccupations croissantes concernant l’authenticité de l’article. (Selon le New York Times, la propre rédaction du journal n’est pas entièrement d’accord avec l’éthique entourant la publication de l’article sur Hunter Biden et plusieurs journalistes n’ont pas fait paraître leurs signatures sur l’article). Le journal est dans une position délicate : S’il veut récupérer le trafic généré par Twitter, il devra supprimer ces tweets, ce qui sera inévitablement interprété comme une remise en question du soutien qu’il apporte à son article.

Article traduit de Forbes US – Auteur : Abram Brown

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