Les autorités talibanes ont accepté d’autoriser 200 civils américains et plusieurs autres ressortissants étrangers encore présents en Afghanistan à quitter le pays, selon Reuters, une semaine après que les troupes américaines et les représentants du gouvernement ont achevé leur opération d’évacuation du pays.

 

Principaux faits

  • Les citoyens américains et d’autres ressortissants étrangers devraient quitter l’Afghanistan dans le courant de la journée de jeudi à bord d’un vol de Qatar Airways, a rapporté le Wall Street Journal en citant des responsables qataris et américains.
  • Le vol international aller, un Boeing 777 de Qatar Airways, marquerait la reprise des vols internationaux de passagers depuis l’aéroport international Hamid Karzai de Kaboul et serait suivi de vols quotidiens vers l’étranger, ajoute le rapport.
  • Les responsables qataris ont précisé que le vol aller n’était pas un « vol d’évacuation » mais plutôt un service payant facilité par la nation du Moyen-Orient.
  • Le départ prévu sera le premier vol international de passagers à décoller de l’aéroport de Kaboul depuis que l’armée américaine et ses alliés ont quitté l’Afghanistan le mois dernier.
  • Selon Reuters, les talibans auraient accepté d’autoriser les départs après avoir été pressés de le faire par le représentant spécial des États-Unis, Zalmay Khalilzad, qui a été chargé des pourparlers de paix avec le groupe militant.

 

Le contexte

Dimanche, le représentant Michael McCaul (R-Texas) – le principal républicain de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants – a déclaré à Fox News que les talibans empêchaient une demi-douzaine d’avions transportant des citoyens américains, des résidents permanents américains et des interprètes afghans de quitter l’Afghanistan. Michael McCaul a laissé entendre que le groupe militant retenait les vols en otage jusqu’à ce que Washington reconnaisse le gouvernement taliban. Selon le New York Times, la situation a laissé environ 1000 personnes, dont plusieurs citoyens américains et titulaires de visas, bloquées dans la ville de Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays. On ignore si toutes les personnes bloquées dans la ville du nord – y compris les ressortissants afghans détenteurs de visas américains – feront partie du groupe de personnes autorisées à partir via Kaboul.

Le président Joe Biden et son administration ont essuyé de sévères critiques de la part des législateurs à Washington pour avoir laissé derrière eux plusieurs citoyens américains et alliés afghans. Dimanche, le chef de cabinet de la Maison Blanche, Ron Klain, a déclaré à CNN qu’une centaine d’Américains restaient bloqués en Afghanistan, mais il a exprimé l’espoir que les vols commerciaux hors du pays reprendraient bientôt. Le nombre réel de citoyens américains restant en Afghanistan semble être plus élevé que l’affirmation de Ron Klain et le Wall Street Journal note que la plupart des citoyens étrangers se trouvant encore en Afghanistan ont une double nationalité.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Siladitya Ray

 

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