L’Union européenne veut assouplir les restrictions sanitaires pour les voyageurs américains, quel que soit leur statut vaccinal. Cette mesure permettrait ainsi à tous les voyageurs américains d’entrer en Europe et de voyager entre les différents pays de l’Union européenne, sans observer une période de quarantaine stricte.

 

Les 27 représentants des États membres de l’Union européenne ont recommandé que les États-Unis ainsi que sept autres pays (Albanie, Hong Kong, Liban, Macao, Macédoine du Nord, Serbie et Taiwan) soient ajoutés sur la « liste blanche ». Sur cette liste figure l’ensemble des pays tiers dont les ressortissants sont autorisés à entrer sur le territoire de l’Union.
Les voyageurs non vaccinés sont les premiers bénéficiaires lorsque leur pays est ajouté sur la liste blanche, a déclaré un porte-parole de l’Union européenne à Forbes. À l’heure actuelle, les personnes vaccinées peuvent voyager si elles disposent d’un certificat approuvé par les États membres, que leur pays figure ou non sur la liste blanche. Toutefois, pour les personnes non vaccinées, « cela n’est en aucun cas possible. »
« Lorsqu’un pays est ajouté sur la liste, alors tout le monde peut voyager : les personnes vaccinées et non vaccinées », a déclaré le porte-parole, précisant que chaque État membre peut encore décider s’il exige un test de dépistage ou une période de quarantaine. « Finalement, c’est à chaque État membre de l’Union européenne de décider s’il ouvre ses frontières et quand il les ouvre. Disons donc que la liste blanche n’est qu’une recommandation de l’Union. »

Les pays et territoires figurant sur la liste blanche sont considérés comme des « pays sûrs ». Leurs ressortissants sont soumis à moins de restrictions. Les critères d’inscription sur cette liste sont les suivants : moins de 75 cas d’infection par le covid-19 pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours, un taux de vaccination élevé et une surveillance des variants du covid-19.
À ce stade, l’ajout des États-Unis à la liste blanche n’est qu’une recommandation. La question sera examinée lors d’une réunion du Conseil des ministres, le principal organe décisionnel et législatif de l’Union européenne, en vue d’une adoption formelle, « vendredi très probablement », a déclaré le porte-parole.
Certains pays figurant sur la liste blanche doivent conclure un accord de réciprocité avec l’Union pour permettre une levée des restrictions similaires pour les voyageurs des deux parties. On ignore encore si les États-Unis devront lever l’interdiction de voyager en vigueur depuis les premiers jours de la pandémie, qui empêche la plupart des résidents de l’Union européenne d’entrer dans le pays. Lors du sommet du G7 le week-end dernier, le président américain, Joe Biden, a annoncé que des groupes de travail étudiaient la question de savoir quand les États-Unis pourront accueillir à nouveau en toute sécurité les voyageurs internationaux, y compris européens.

« La réciprocité est prise en compte au cas par cas », a déclaré le porte-parole de l’Union européenne. « Certains des pays actuellement sur la liste n’ont pas nécessairement conclu d’accord de réciprocité. » Neuf pays figurent déjà sur la liste blanche : l’Australie, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande. La Chine figure provisoirement sur la liste, sous réserve de réciprocité.
La décision d’inscrire les États-Unis sur la liste blanche n’est pas une surprise. Le mois dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a laissé entendre que les Américains entièrement vaccinés seraient autorisés à visiter les pays de l’Union européenne cet été. « Aujourd’hui, les représentants des pays de l’Union ont convenu d’actualiser les conditions d’entrée sur le territoire de l’Union pour les ressortissants de pays tiers », a déclaré la présidente de la Commission. Elle recommande également que les États membres « assouplissent certaines restrictions, notamment pour les personnes vaccinées avec un vaccin approuvé par l’Union. »
La Commission européenne a ainsi proposé d’assouplir les restrictions pour les personnes entièrement vaccinées avec un vaccin approuvé par l’Agence européenne des médicaments : Pfizer, Moderna, Johnson & Johnson et AstraZeneca.

La recommandation concernant les États-Unis va encore plus loin. En effet, si elle est adoptée, elle s’appliquera à tous les voyageurs américains, quel que soit leur statut vaccinal.
Parallèlement, le déploiement du certificat vert numérique européen se poursuit. Ce système de vérification du statut vaccinal permet de voyager librement d’un pays à l’autre. Les voyageurs peuvent ainsi partager leur état de santé lié au covid par le biais d’un QR code sur une application pour smartphone ou sur une copie papier.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Suzanne Rowan Kelleher

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