AU COEUR DES QGs DE CAMPAGNE // Après avoir réussi une percée notable dans les sondages au lendemain de sa victoire aux primaires LR, la candidature de Valérie Pécresse semble marquer le pas. Sa sortie hasardeuse sur le « karcher » qu’il faudrait « ressortir de la cave » n’a pas donné le coup de fouet espéré à sa campagne, au contraire. Alors, que faire en ce début d’année pour reprendre sa marche vers l’Elysée ?


« Valérie s’est attelée à rassembler tout le monde après la primaire, explique un conseiller politique proche de la présidente de l’Ile de France. Et elle a parfaitement réussi puisque même Ciotti, qui est une grenade dégoupillée sur pattes, est rentré dans le rang. Maintenant, il faut très vite démarrer la phase 2, la plus importante, celle où elle doit fendre l’armure. Casser l’image de la « Versaillaise » pour montrer vraiment aux Français qui elle est ». En sera-t-elle capable ? Ce spin doctor de la droite depuis 20 ans préfère ne pas répondre directement à cette question. « Il faut qu’elle se détache des éléments de langages des dix mâles blancs de 50 ans qu’elle a autour d’elle et qui l’abreuvent de punchline sans intérêt comme le « karcher » et qu’elle parle comme elle le fait sur le terrain, avec sincérité et spontanéité. Et ça ira tout seul ». Une recette éprouvée tout au long de la Ve République, à commencer par le modèle et l’inspirateur de Valérie Pécresse, Jacques Chirac, en 1995.

 

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