Plantes en pots et murs végétaux peuvent faciliter la mise en place de la distanciation sociale et de de l’assainissement de l’air au sein des open-spaces. Tout en étant très esthétiques. C’est en tout cas le pari de la start-up Merci Raymond.

Eloigner les tables, se tourner le dos, limiter les réunions, bien se laver les mains… Le retour au bureau se fait sous un certain nombre de contraintes afin de limiter le risque sanitaire, notamment lié à la transmission potentielle du covid-19. Et si une des solutions était de s’entourer… de plantes ? “Les plantes sont en effet une solution pour mettre en place des nouvelles normes sanitaire en douceur tout en conservant un environnement de travail chaleureux, assurant tout à la fois aux salariés sécurité, bien-être… et meilleure productivité”, assure-t-on du côté de Merci Raymond, start-up spécialisée dans la végétalisation et l’agriculture urbaine. 


Parois et grands sujets 

La distanciation physique est facilitée par les séparateurs “verts”, comme les cloisons végétalisées : “L’idée est de créer un support multifonction, permettant le rangement et offrant un système de cloisonnement des espaces plus aéré et esthétique qu’une cloison standard. Ce type de structure permet une diversité végétale autant dans le choix des espèces que des tailles. Style épuré mais effet jungle assuré…”, explique la jeune pousse – c’est le cas de le dire.

Il existe également les fameux murs végétaux : ces séparateurs permettent de cloisonner une pièce avec un objet végétalisé. Selon le modèle, les hauteurs et possibilités de mobilité évoluent. Ces murs peuvent être habillés de végétaux ornementaux ou potagers, si l’exposition le permet. Un circuit fermé d’arrosage permet de limiter l’entretien et d’assurer la pérennité des végétaux. Sans oublier également les cloisonnements naturels : réalisés avec des matériaux naturels comme le bois ou le bambou, les cloisonnements naturels permettent de délimiter l’espace sans créer un sentiment d’isolement. 

Outre ces parois naturelles, il ne faut pas non plus oublier les “grands sujets” : “les plantes de grande taille (ficus, cactées, aracées) permettent de séparer les espaces et les postes. Installées en pots, elles sont amovibles. Leur disposition peut donc changer facilement. Une réponse rapide et efficace pour distancer et différencier les espaces intérieurs et extérieurs”, dit Merci Raymond. 

Des plantes dépolluantes 

Outre une meilleure organisation de l’espace, certaines plantes favorisent un meilleur air de travail. “L’air des bureaux est 10 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur, analyse Merci Raymond. Or, nous passons 80% à 90% du temps à l’intérieur de bâtiments. L’air que nous respirons provient donc à 80% d’espaces clos contenant toutes sortes de polluants volatiles pouvant avoir des effets nocifs sur la santé (toux, migraines, irritations…). Les plantes transforment les molécules toxiques contenus dans l’air en nutriment ou les stockent dans leurs tissus. Parallèlement, elles émettent de la vapeur d’eau par un processus de transpiration qui vient humidifier l’air, le rendant plus sain. Le taux d’humidité augmente de 4% à 8%, ce qui réduit les problèmes liés aux gènes respiratoires, à l’asthmes et l’irritation de la peau.”

 

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