Les Français seraient les salariés les plus distraits d’Europe au bureau, selon une étude GoTo de LogMeIn qui s’est intéressée de près à la productivité des salariés français et à leur environnement de travail. Et les résultats sont surprenants!

Combien de fois par jour consultez-vous votre téléphone ? Inutile de compter, la société LogMeIn a fait le calcul pour vous. Plus d’un Français sur deux regarde jusqu’à 9 fois son téléphone portable par jour pendant ses heures de travail. Il semble surtout que le travail ne soit pas toujours la première des préoccupations des salariés lorsqu’ils se trouvent au sein de leur entreprise. En effet, les salariés visitent un site Web non lié au travail plus de 10 fois par semaine et restent au téléphone plus de 23 fois par semaine pour des raisons, encore une fois, non professionnelles.

Cela signifie que les travailleurs français prennent plus de 33 mini-pauses non travaillées sur une période de cinq jours ouvrés. À cela se rajoutent les distractions « internes » auxquelles les salariés français sont également sensibles : les conversations fortes (65 %), le téléphone (47 %) et les mails personnels (34 %).

Ajoutez à cela, chaque semaine, 21 petits bavardages, 19 cafés/boissons, 17  réunions. Et vous obtenez un titre européen de salariés les plus distraits.

Cette étude vient confirmer celle de Future Workplace qui avait identifié six principales sources de distraction qui nuisent donc à la productivité, par ordre d’importance : les collègues qui parlent fort au téléphone ; les événements et fêtes au bureau ; les collègues qui discutent à proximité ; les jeux et les loisirs ; les notifications et sonneries de téléphone ; les animaux au bureau.

À noter que les hommes se laissent plus facilement distraire à (59 %) contre (51 %) pour les femmes.

Selon l’étude commanditée par cette société spécialiste des solutions collaboratives, les Français seraient beaucoup plus efficaces s’ils pouvaient à la fois allier travail et gestion de leur vie personnelle au bureau, en travaillant en dehors du bureau, du fait d’une baisse d’éléments parasitaires pouvant les perturber. En effet, l’étude révèle une baisse de -20 % sur l’envoi de SMS, de -21 % dans l’organisation de rendez-vous personnels et de -35 % d’échanges non professionnels avec leurs collègues lorsqu’ils travaillent à distance.