85 % des collaborateurs ne disposent pas, dès leur premier jour de travail, de toutes les ressources dont ils ont besoin pour entamer leur nouvelle mission. 

Vous êtes enfin rentré dans la boîte dont vous rêviez, au poste dont vous rêviez, au salaire que vous espériez, et on vous a installé au bureau que aviez repéré lors de votre entretien avec votre futur.e N+1. Vous êtes fin prêt à mener à bien les missions qui vous ont été attribuées, à faire connaissance avec vos nouveaux collègues, bref à vous faire un nom et une place dans votre nouvelle entreprise. Vous prenez place devant votre ordinateur et vous… Ah oui, vous n’avez pas vos accès à l’ordinateur. Ni à votre boite mail… Ni à la photocopieuse tiens… On n’a pas encore pu vous faire un badge à votre nom parce que votre prédécesseur a oublié de rendre le sien. Il a aussi oublié de déconnecter son compte Facebook sur sa session de PC encore ouverte…

Selon une étude d’Ivanti, les lacunes des entreprises en matière de gestion des ressources de leurs collaborateurs lors de leur premier jour sont monnaies courantes. Seuls 15 % des collaborateurs disposent en effet de toutes les ressources nécessaires pour être productifs dès leur premier jour. Et plus de la moitié des professionnels de l’IT (52 %) connaissent au moins une personne qui a toujours accès aux applications et données de son ancien employeur.

Concernant l’accueil d’un nouveau collaborateur, 38 % des professionnels de l’IT indiquent qu’il faut entre deux et quatre jours pour qu’ilobtienne tout ce dont il a besoin pour travailler. 27 % disent même qu’il faut plus d’une semaine pour atteindre cet objectif. C’est inquiétant, car 92 % des personnes interrogées pensent que le lien est fort entre l’accueil efficace des collaborateurs et leur satisfaction globale envers l’entreprise.

Risque de fuites de données sensibles 

Lorsqu’un collaborateur change de rôle dans l’entreprise, à peine plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) affirment avec certitude que ses droits d’accès évoluent avec lui, et que ceux devenus inutiles sont supprimés. Ces changements dépendent encore beaucoup de processus manuels : 54 % font tout à la main, 37 % combinent processus automatisés et manuels, et seulement 9 % disposent d’un système entièrement automatisé.

Le départ des collaborateurs présente encore plus de risques. Un peu plus d’une personne interrogée sur quatre (26 %) déclare qu’il faut plus d’une semaine pour entièrement déprovisionner un collaborateur. Et, s’agissant du dernier collaborateur à avoir quitté l’entreprise, près de la moitié des professionnels de l’IT ne sont qu’à peu près certains qu’il n’a plus accès aux systèmes et données critiques de l’entreprise. Concernant les risques pour la sécurité lorsqu’un collaborateur n’est pas correctement déprovisionné, l’enquête montre que les plus grandes inquiétudes des professionnels de l’IT sont les suivantes :

  • Risque de fuite de données sensibles (38 %)
  • Risque de cyberattaque via un compte non géré (26 %)
  • Risque de recherche malveillante ou de vol de données (24 %)

“Ces résultats montrent très clairement que les entreprises manquent encore cruellement d’outils et de processus pour la gouvernance des identités et l’administration », déclare Duane Newman, Vice-président, Product Management chez Ivanti. “L’automatisation a un grand rôle à jouer pour améliorer l’efficacité de l’accueil et du départ des collaborateurs. Mieux suivre la gestion du cycle de vie des collaborateurs dans l’entreprise permet également d’éviter les risques critiques de fuite de données ou de cyberattaque de sécurité.”

Bien prévoir l’arrivée d’un nouveau collaborateur en amont : tout le monde a à y gagner.