Pourquoi entamer la digitalisation de son entreprise ?

Des lampes connectées qui gèrent l’éclairage en fonction du nombre de personnes dans la pièce et de la lumière extérieure. Une machine à café connectée avec un smartphone qui prépare en un clic votre expresso préféré. Une application qui corrige votre posture afin d’éviter les douleurs lombaires…


Ces objets connectés, loin des nouvelles de science-fiction, font déjà partie intégrante de la réalité des espaces de travail, quand bien même leur démocratisation n’est pas encore actée. Toujours est-il que ces innovations représenteront sans nul doute le futur de nos bureaux, et ce pour trois raisons : une première triviale, et deux autres plus réfléchies.

Passons très vite sur la première : l’Homme « aime » les gadgets à la mode et les nouveaux outils atypiques. Il suffit de regarder les files d’attente aux portes des magasins à la pomme pour en avoir la certitude.

Se superposent ensuite deux volontés parallèles : la volonté pour le dirigeant d’une entreprise d’augmenter l’efficacité de ses collaborateurs ; et celle de ces derniers d’aspirer au bien-être et au confort dans leurs entreprises.

La digitalisation des espaces de travail : pas qu’une histoire de chiffres

Communément, on entend par digitalisation (ou transformation digitale) : les changements liés à l’intégration de la technologie digitale dans la société humaine. Afin de se rendre compte des effets de ces bouleversements sur son écosystème de travail, il convient de citer quelques données.

D’après une étude menée par Aruba HPE des tendances lourdes, voire très lourdes se dessinent : 60% des collaborateurs qui travaillent dans des espaces numériques expliquent être plus motivés et plus heureux au travail et 43% affirment articuler avec plus d’équilibre vie professionnelle et vie privée. Ainsi, la digitalisation des espaces comblerait pour une large part les aspirations au bien-être des collaborateurs.

Dans le même temps, ils se déclarent à 73% plus productifs et à 70% plus en phase avec le travail de concert aux côtés de leurs collègues. 93% estiment que leur espace de travail pourrait être amélioré en utilisant davantage la technologie, et enfin, ils seraient 71% à se déclarer prêt à travailler dans des espaces de travail entièrement numériques.

Du côté des chefs d’entreprise, le plébiscite est identique. L’étude CBRE « Occupier Survey 2018 » menée sur 114 entreprises américaines et européennes tend à montrer que 75% des entreprises entendent augmenter leurs budgets liés à la transformation digitale.

Au sein du livre blanc de Retis et Cisco « Quand le digital accélère la collaboration en entreprise », on apprend que 76% des directions interrogées considèrent la transformation numérique comme un sujet stratégique pour leur entreprise.

Le constat semble équivoque : la digitalisation des espaces est, dans la grande majorité des cas, pourvoyeuse à la fois de bien-être et de productivité. En effet, pour être tout à fait honnête et puisque c’est mon cœur de métier, il ne m’est arrivé qu’à de très rares occasions d’entendre des collaborateurs à qui on avait changé l’environnement de travail, se plaindre de ces modifications.

Globalement, des collaborateurs insatisfaits – il y aura toujours une part impondérable – le seront si l’employeur ne fait pas l’action de fédérer ses salariés dans le but de rendre leur travail plus efficient et plus heureux. C’est du management.

La digitalisation pour passer de management vertical à l’horizontal

La digitalisation et l’ouverture au flex office permet de repenser les modes de management. La place dans la hiérarchie d’une entreprise se calculait par rapport à la taille du bureau individuel. Plus il était grand, plus le poste était important et plus les contacts avec les subalternes étaient éloignés (à peine des échanges de mail).

Faire entrer le digital dans l’entreprise tout en libérant les espaces, permet une plus grande connivence entre les différentes strates de l’organisation. Le « patron » n’est plus le grand gourou au-dessus de sa montagne qui toise des ouailles, il revient dans le cénacle de la vie en communauté pour communier avec eux autour d’un café que l’on a commandé grâce à son application, le café pouvant se transformer en sortie « resto » par une simple constatation partagée : « je me ferais bien une pizza aujourd’hui ».

Certains dirigeants pourraient être réticents à l’idée de descendre de leur piédestal. Pourtant, c’est un gain indéniable. En effet, lorsque l’on reste enfermé dans son bureau, les interactions sont cantonnées à un microcosme assez limité. Partager le même espace de travail que ses collaborateurs, c’est aussi multiplier les relations et les aplanir. On devient plus accessible et plus ouvert, à l’écoute feedbacks de ses collaborateurs.