Ils ont une petite vingtaine d’années et l’on parle déjà beaucoup (trop ?) d’eux. Les jeunes de la génération Z suscitent beaucoup d’intérêt de la part des managers qui s’inquiètent de leur intégration dans l’entreprise. Dans une nouvelle étude, Dell technologies montre que 80% de ces « digital natives » aspirent à travailler avec des technologies de pointe. Si les Z se déclarent très à l’aise avec les nouveaux outils, ils le sont moins dans les rapports humains et souhaitent développer leurs « soft skills », ou compétences relationnelles.

Décidément, la génération Z, alors qu’elle est à peine (voire pas du tout) entrée dans le monde du travail, suscite la curiosité de la part de ses aînés. Dell Technologies a mené une enquête mondiale sur ces « digital natives » et sans surprise, 80% de ces jeunes nés après 1995 « aspirent à travailler avec des technologies de pointe », dont 38% sont intéressés par les métiers informatiques, 34% par la cybersécurité et 44% par la recherche et développement.


Réalisée auprès de 12 000 élèves (dont 700 en France) de l’enseignement secondaire ou supérieur dans 17 pays , l’enquête révèle une génération largement technophile. En effet, 96% d’entre eux ont utilisé les nouvelles technologies durant leur cursus et 84% des jeunes Français (91% dans le monde) considèrent le package technologique proposé par le potentiel employeur comme un critère d’acceptation ou non d’un nouvel emploi.

Homme-machine

Et ces jeunes sont plutôt optimistes : en France, 71% d’entre eux (80% dans le monde) pensent que ces nouvelles technologies vont créer un environnement de travail plus équitable en évitant les discriminations.

Pour 83% des Z, le partenariat homme-machine est inévitable. Pour 51% (40% en France), humains et machines vont même coopérer au sein d’équipes intégrées tandis que 38% (43% en France) voient les machines comme des outils. Des outils qu’ils maîtrisent pour 75% d’entre eux. Et qu’ils sont disposés à partager avec leurs collègues seniors moins expérimentés à 77% au niveau mondial… Particularité française et japonaise, seuls 36% et 40% sont disposés à être mentors.

Malgré leur optimisme vis-à-vis des nouvelles technologies, la « quasi-totalité » des nouveaux diplômés (92%) sont inquiets quant à leur futur emploi. Seuls 50% des étudiants considèrent que leur formation les prépare à leur futur métier et 40% pensent posséder les compétences technologiques attendues par les employeurs.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’étude montre que les Z préfèrent se rendre sur leur lieu de travail (60% en France et 55% dans le monde) plutôt que le télétravail. Et ils sont 82% à estimer que les réseaux sociaux peuvent être un outil de travail. Toutefois, le face-à-face est apprécié pour échanger avec leurs collègues pour 36% des Z français et 43% dans le monde.