On vous demandera peut-être de vous adresser à la presse au cours de votre carrière. Alors suivez ces sept règles simples pour bien répondre à un interview, pour, qui sait, peut-être être sollicité de nouveau. Notez bien que ces astuces s’appliquent avant tout à la presse écrite.

Trouvez un endroit calme pour effectuer l’entrevue


Par exemple, si vous répondez aux questions d’un journaliste au téléphone alors que vous vous trouvez dans les transports en commun, les bruits ambiants peuvent vous déconcentrer, en plus de perturber le journaliste.

Parfois, vous ne pourrez pas faire autrement, mais si vous avez le choix,  préférez un endroit calme. Et pour bien faire, vous devriez faire savoir à vos collègues que vous ne souhaitez pas être dérangé.

Répondez aux questions que l’on vous pose

Si vous avez fait du media-training, on vous a peut-être dit de passer de ce que le journaliste demande à ce que vous souhaitez dire. Je dis ça en tant que contributeur pour Forbes, qui a fait sa part d’interview : rien ne m’énerve plus qu’une personne qui ne répond pas aux questions posées.

De plus, cette pirouette n’est pas dans votre intérêt. Si l’interview n’est pas transmise en direct, je vais découper pour ne garder que ce qui est intéressant, donc je ne réutiliserai pas tous les passages de pure autopromotion.

Soyez concis

Il s’agit de l’une des règles de l’un de mes articles précédents (en anglais): « Comment raconter une histoire qui va intéresser, et non énerver, son auditoire ». Lors d’une interview, cette règle s’applique à toutes les réponses que vous donnez, et pas seulement à l’histoire que vous racontez. Presque tous les journalistes ont un nombre de mots limité pour leur article, et ce nombre de mots a tendance à diminuer avec le temps, même pour les articles en ligne.

Si vous parlez trop, le journaliste ne va vous écouter que d’une oreille et penser à la quantité de mots qui sort de votre bouche et qu’il va devoir sélectionner par la suite.

Surveillez votre langage

Dans votre vie quotidienne, vous avez peut-être un langage fleuri. Il est cependant conseillé de faire attention lorsque vous répondez à un journaliste. Alors abstenez-vous de dire des choses que vous ne voudriez pas voir écrites. Le monde irait certainement beaucoup mieux si tout le monde pouvait garder ce conseil en tête, mais c’est un autre sujet.

Si, avant de vous exprimer, vous dites : « c’est du off », un bon journaliste honorera votre requête, à moins que vous ne lui fassiez part d’un crime que vous ou quelqu’un d’autre a commis. De manière générale, vous devez supposer que tout ce que vous direz pourra se retrouver dans l’article. Il n’y a pas que les diamants qui sont éternels, Internet l’est également. N’oubliez jamais ça.

Dites la vérité

C’est peut-être bête, mais il paraît évident que vous devez être honnête lors d’une interview. Cependant, cette règle est si souvent transgressée qu’elle a toute sa place ici. Si l’on vous pose une question légitime, vous ne devez pas mentir.

Je ne rentrerai pas dans le faux débat qui consiste à se demander si la vérité existe ou si tous les médias grand public propagent des fake news. Et comme on le disait si bien dans X-Files : « la vérité est ailleurs ».

Ne faites pas de cadeau

Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, réels ou perçus, les journalistes ne peuvent pas accepter de cadeaux. C’est fort sympathique de votre part d’exprimer de la gratitude d’avoir été sollicité pour une interview, mais une simple carte de remerciement suffit. Et si cette carte est manuscrite, c’est parfait.

Ne harcelez pas le journaliste pour obtenir la date de parution de son papier

C’est une chose de poser poliment cette question à la fin de l’entrevue, et s’en est une autre que de bombarder le journaliste de courriels ou d’appels. Dans certains cas, les journalistes eux-mêmes ne connaissent pas la réponse, mais soyez sûr qu’ils font de leur mieux pour que leur article soit publié le plus tôt possible. C’est ce qu’ils souhaitent également.

Gardez ces sept règles en tête lorsque vous êtes invité à répondre à la presse, et le journaliste qui vous a contacté sera ravi de l’avoir fait. Vous pourriez même devenir la personne de référence dans votre domaine pour ce journaliste, voire d’autres.