Avec un résultat net de 7,2 milliards d’euros, en hausse de 13%, par rapport à 2018, LVMH signe une année record. Toujours porté par le secteur mode et maroquinerie. 

2019 fut une année faste pour LVMH. Le groupe de Bernard Arnault avait fait grand bruit en mettant la main sur la maison de joaillerie américaine Tiffany pour 14 milliards d’euros. En cette fin de janvier 2020, elle annonce également une année record pour ses résultats financiers. 

Le leader mondial des produits de luxe a réalisé en 2019 des ventes de 53,7 milliards d’euros, en progression de 15 %. La croissance organique des ventes s’établit, elle, à 10 %. L’Europe et les Etats-Unis connaissent une bonne progression sur l’année tout comme l’Asie malgré un contexte difficile à Hong Kong sur la seconde partie de 2019.

Au quatrième trimestre, les ventes sont en hausse de 12 % par rapport à la même période de 2018. La croissance organique des ventes est de 8 % sur le trimestre. Retraitée des effets non récurrents de la hausse de la TVA au Japon et des mouvements de stock chez les distributeurs de cognac aux Etats-Unis, la croissance organique du Groupe est d’un niveau équivalent au troisième et au quatrième trimestre.

Expérience client et désirabilité des marques 

Le résultat opérationnel courant s’établit à 11,5 milliards d’euros en 2019, en hausse de 15 % par rapport à un niveau déjà élevé en 2018. La marge opérationnelle courante ressort à 21,4 %. Le résultat net part du Groupe s’élève à 7,2 milliards d’euros, en hausse de 13 %.

“La désirabilité de nos marques, la créativité et la qualité de nos produits, l’expérience unique offerte à nos clients, le talent et l’engagement de nos équipes sont autant d’atouts du groupe qui ont à nouveau fait la différence, s’est félicité Bernard Arnault. Au-delà des nombreux succès de nos maisons, l’arrivée du groupe hôtelier d’exception Belmond, le rapprochement avec Stella McCartney et celui en cours avec la prestigieuse maison de joaillerie Tiffany sont intervenus en 2019.”

Maroquinerie et mode : les deux moteurs 

La croissance forte de LVMH a notamment été soutenue par le secteur mode et maroquinera du groupe, dont les performances ont été éblouissantes cette année, notamment du côté de Louis Vuitton et de Christian Dior. Le groupe d’activités Mode et Maroquinerie réalise une croissance organique de 17 % de ses ventes en 2019. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 24 %. Tandis que l’exposition « Louis Vuitton X » à Los Angeles retraçait les nombreuses collaborations artistiques de la maison, un partenariat inédit dans l’e- sport a été signé pour le Championnat du monde de League of Legends. La transformation qualitative du réseau de distribution se poursuit avec notamment l’inauguration de la Maison Louis Vuitton de Séoul.

Christian Dior accomplit de son côté aussi une année remarquable. Preuve du rayonnement de la maison, l’exposition qui lui est consacrée au Victoria and Albert Museum de Londres a connu un record d’affluence avec près de 600 000 visiteurs. Une boutique d’exception sur les Champs Elysées à Paris prend le relais de l’adresse historique du 30 avenue Montaigne pendant sa transformation. Pour Fendi, l’année 2019 est marquée par le dernier défilé hommage de Karl Lagerfeld après une collaboration de 54 années. Celine déploie progressivement son concept de boutiques et lance sa première collection de haute parfumerie. Loewe réalise, sous l’impulsion de son créateur JW Anderson, une forte croissance. 

Des dividendes en hausse mais prudence pour 2020

Lors de l’Assemblée Générale du 16 avril 2020, LVMH proposera un dividende de 6,80 euros par action, en hausse de 13 %. Un acompte sur dividende de 2,20 euros par action a été distribué le 10 décembre dernier. Le solde de 4,60 euros sera mis en paiement le 23 avril 2020.

Dans un contexte géopolitique incertain, LVMH assure “disposer des meilleurs atouts pour poursuivre en 2020 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers. Le groupe maintiendra une stratégie centrée sur le développement de ses marques, porté par une politique soutenue d’innovation et d’investissement ainsi que par une exigence permanente de qualité des produits et de leur distribution.” Surtout, 2020 permettra de voir si l’acquisition de Tiffany a été un pari gagnant. Et si la crise sanitaire actuelle avec la Chine ne porte pas préjudice aux affaires d’un groupe dont la croissance a beaucoup à voir avec celle de l’Asie. 

Lire aussi : Bernard Arnault Devient La Deuxième Fortune De La Planète