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Montres Yema, La Renaissance De l’Horlogerie Française

Quand on parle horlogerie le premier pays évoqué est irrémédiablement la Suisse. Mais le pays des coucous n’a pas toujours été le détenteur du savoir-faire horloger. 

La France a connu ses heures de gloire à une époque où le Jura foisonnait de manufactures tricolores. Yema est une marque française dont l’ambition est de redonner ses lettres de noblesses à la belle horlogerie française.

 

L’âge de la mécanique avant l’âge du Quartz

 

Jusqu’aux années 70 une montre était obligatoirement mécanique, c’est-à-dire qu’en grande majorité l’énergie qui l’animait était celle d’un ressort. Le spiral étant chargé de transmettre sa tension à différents balanciers et autres rouages arrivant au final à donner une vitesse constante aux aiguilles. Les montres de cette époque étaient des objets chers et étaient souvent portés de très nombreuses années car elles étaient réparables.

Avec l’arrivée du Quartz et de la pile, l’industrie horlogère a produit en masse des montres qui, de fait, ont vu leurs prix chuter et surtout qui sont devenus des accessoires de mode, par essence ‘jetable’. Dés lors les manufacturiers traditionnels n’ont eu d’autres choix que de s’adapter ou disparaître.

 

 

Yema, une référence historique

La maison Yema n’est pas née d’hier, c’est en 1948 qu’elle fut fondée à Besançon. A partir de 1952 ce furent des chronomètres automatiques, entièrement fabriqués dans le Doubs, qui sortirent des ateliers. En 1963 le modèle ‘Superman’ fut créé. Un modèle de montre ‘outil’ destiné aux plongeurs avec une étanchéité à 300 mètres. Bien décidé à s’imposer dans des secteurs de haute technicité, Yema produisit également le modèle Rallygraf pour les pilotes automobiles, ou le modèle Spationaute (1,2 et3) portés par les spationautes français lors de leur mission spatiale.

Une image en demi-teinte

Bien que Yema ait ses fans inconditionnels, j’avoue que personnellement je ne m’y étais pas encore intéressé. En effet depuis les années 80 cette noble maison ne produisait plus de grands chronomètres mécaniques mais des montres à Quartz, qui pour moi était destinées à un public non averti, avec une marque badgée ‘grande distribution’. Heureusement la curiosité de découvrir un nouveau modèle de la Superman me permit de connaitre tout le savoir-faire passé et j’espère à venir de la maison.

Pas de Quartz dans le boitier

Vous l’aurez compris, je suis un anti-quartz primaire ! Non pas que ces montres ne soient pas dignes d’intérêt mais ma passion des belles mécaniques me pousse vers des calibres remplis de beaux rouages et de systèmes complexes imaginés et assemblés par des artisans au génie ancestral. On peut aimer une Tesla mais le cœur du passionné battra toujours plus fort pour un V8 !

C’est donc une nouveauté mécanique qui m’a attiré vers Yema, à savoir la réédition de la Superman, remise au gout du jour.

 

 

Rencontre de qualité, travail de qualité

C’est à Paris que j’ai pu voir la fameuse Superman et surtout rencontrer une équipe bien décidée à refaire de Yema la référence de l’horlogerie Française. A la direction commerciale c’est un fan absolu de la marque qui a pris les commandes, et c’est avec un grand plaisir que j’ai pu évoquer les projets à venir. Bien décidé à garder leur panel d’admirateurs et à en séduire d’autres, la marque se veut dans l’air du temps avec une écoute accrue des désirs de ses acheteurs et même la possibilité pour certains de voir leur garde-temps personnalisé.

Le cœur de la bête

La définition d’une manufacture horlogère est difficile à établir. Avec Yema et surtout le groupe Ambre qui les assemble, cela se traduit par la fabrication de certains composants et l’acquisition d’autres. Mais au final c’est bien la main de l’horloger Français qui va assembler tous les rouages et autres mécanismes, en effectuer les réglages et en assurer la maintenance.

Alors pour moi, oui Yema est une manufacture, et cela me réjouit !

 

 

La Superman, super montre ?

Quand j’observe une montre je commence par examiner le calibre, et là je suis satisfait. Un nouveau calibre Français à remontage automatique. Alors certes son esthétique n’est pas démentielle mais peu importe, le mouvement n’est pas visible dans le boitier de la Superman. Animée donc par un calibre de qualité, je m’intéresse au cadran.

Bonne inspiration car il reprend les codes de son aïeule de 1963, ce qui ravira les aficionados de la marque. Pour moi je remarque aussi qu’elle reprend les codes des montres de plongée vintage, ce n’est vraiment pas pour me déplaire. Un boitier simple mais finement poli et très agréable à la vue comme au toucher. Un cadran d’un bleu très sombre avec de beaux index bâtons. La lunette noire graduée, la couronne vissée, tout y est, une vraie belle montre outil pour la plongée, je suis conquis.

 

Le meilleur choix du moment

Alors faut-il choisir la Superman ? Souvent quand on me demande un conseil sur un modèle, j’oriente vers des sphères horlogères bien trop éloignés des budgets moyens. Mais enfin Yema me donne les moyens de dire à tous : n’hésitez plus et commander vite votre Superman automatique. Proposée au tarif imbattable de 690 euros avec un bracelet NATO cuir, c’est indiscutablement le meilleur choix du moment.

J’ai vraiment hâte de l’avoir au poignet !

 

La galerie photo c’est ici :

 

Catégories : Lifestyle
Etiquettes horlogerie