Depuis trente ans, les Airelles de Courchevel (ré)étalonnent la notion de luxe. Derrière cette machine à rêves se cache une mécanique parfaitement huilée. Découverte des coulisses de ce petit paradis blanc, certainement l’hôtel le plus chic des Alpes.

Un conte de fées. L’expression revient souvent dans la bouche des visiteurs des Airelles à Courchevel. Et effectivement, tous les ingrédients du conte de fées sont réunis dans ce Palace qui s’est imposé depuis 1992 comme l’hôtel le plus chic des Alpes et peut-être du monde.
D’abord, le décor. Baroque à souhait. Un château austro-hongrois qui semble posé sur la neige, orné de grooms joliment costumés en chasseurs alpins. À l’intérieur, des canapés onctueux qui semblent faits pour se lover devant la cheminée. Des chambres de princes et de princesses équipées de balcons, de douche spa…

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La vie d’un Palace à Courchevel n’est pas de tout repos. Dans la station alpine, pas moins de 5 établissements rivalisent d’imagination et d’ingéniosité pour offrir les meilleurs services. Ils sont talonnés par les 18 hôtels 5 étoiles de la station qui cumulent 14 étoiles au Michelin.
Dans cette course à l’excellence, les Airelles, coincées entre l’Apogée et le Cheval Blanc ont un petit quart d’heure d’avance. D’abord parce que c’est historiquement le premier Palace de la station. Et sûrement le plus extravagant.
Dans les coulisses, 180 personnes s’affairent pour faciliter la vie des clients. Dans le jargon du marketing, on parle de « parcours client. » Pas aux Airelles. La notion est inconnue. Chacun fait ce qu’il veut. Vous avez le choix, par exemple, entre une Bentley ou une Rolls Royce pour vous cueillir à la sortie de votre jet ou de l’hélicoptère privé dès la sortie de l’aéroport.

Côte hébergement, c’est un peu les poupées russes : des chambres simples mais cosy aux suites en passant par l’incroyable appartement de 4 chambres et 300 m2 du dernier étage, avec terrasse, et vue imprenable sur la piste olympique de Courchevel et bar pour déguster un petit caviar/champagne à la fraîche.
Pour les amateurs de grands espaces, il existe une version XXL de l’appartement : le chalet Ormello, une petite folie à 200 000 euros la semaine.  Neuf chambres, deux suites, une salle de cinéma, une piscine, une salle de jeux pour les enfants. Le tout sur trois étages. Une quinzaine de personnes peuvent y cohabiter sans jamais se marcher dessus.

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Et pour ceux qui auraient l’intention de quitter ce petit cocon douillet pour s’aventurer sur les pistes de la station, les Airelles ont prévu un sas de décompression exceptionnel. Le décor rappelle celui d’un magasin chic de l’avenue Montaigne, mais il s’agit bien d’un ski room. Magique tant il semble fonctionner par télépathie. Avant même d’entrer dans l’antre de 200 m2, vos chaussures et vos skis sont prêts. “Au ski room Bernard Orcel, les équipes s’occupent chaque matin de préparer le matériel auparavant réservé sous leurs conseils avisés. Au retour des pistes, boissons chaudes et autres gourmandises les attendent dans la cuisine authentique du ski room. Le lieu a d’ailleurs été complètement repensé l’année dernière, allant désormais jusqu’à 200 m²”, explique Jean-Pierre Lerallu, le directeur du palace.

Pour orchestrer le ballet des skieurs, ce sont les équipes de Bernard Orcel, le loueur bien connu de la station depuis 1975, qui œuvrent. Repris depuis peu par Guillaume Lemaitre Gilly, le loueur ne référence que des produits d’exception, des combis Bogner, Fendi, Toni Sailer, Aztech Mountain, etc. aux skis Elan, Bomber ou ceux de notre champion national, Antoine Denériaz. 12 ans après sa médaille d’or en ski de descente aux J.O. de Turin, Antoine « glissman » Dénériaz a voulu continuer à se battre pour le ski français en créant une marque de luxe éponyme, 100 % savoyarde.
Pour peaufiner son projet, le natif de Morillon a d’abord passé un Master de marketing à l’Essec avant de se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat.

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Ensuite, Dénériaz a racheté l’unité de fabrication d’Alain Zanco basée à d’Albertville pour devenir ainsi fabricant de skis 100 % made in Savoie. Il prévoit même de s’agrandir dès cette année en ouvrant une unité à Annecy.
En 2019, le petit atelier a sorti plus de 300 paires de skis en 2019. « Nous misons beaucoup sur le service, les rapports humains. Notre ambition, ce n’est pas de faire des milliers de skis à la chaîne, mais de la petite quantité, de haute qualité » assure Antoine Dénériaz qui ne ménage pas sa peine pour faire connaître ses produits et pour convaincre les boutiques de luxe comme celle de Bernard Orcel de les référencer.

Aux Airelles, il vient en personne mouiller la combi pour faire découvrir lui-même ses skis aux clients. « Nous offrons une paire de skis Dénériaz à nos meilleurs clients » explique le directeur des Airelles. Une petite attention à 3 000 euros, tout de même.

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Autres petites attentions, celles que vont vous réserver les esthéticiennes du spa La Mer, idéalement situé à côté de la piscine de l’hôtel.

« Nous n’avons qu’une dizaine de spas dans le monde dont celui exceptionnel des Airelles » explique Jean-Christophe Jourde, le patron d’Esthée Lauder en France, la maison mère des produits La Mer. Une marque iconique connue pour Ses produits aux propriétés incroyables, notamment la crème de la Mer dont l’histoire raconte qu’elle a été inventée par un médecin qui souffrait de sévère brûlure. Pour se soigner, il a fini par créer sa propre méthode à base d’algues fermentées qu’il ramassait en bas de sa maison, au bord de la mer. 12 années et 6 000 expériences le menèrent à la découverte d’un élixir issu d’un processus de fermentation transformant des algues et d’autres ingrédients purs, le Miracle Broth, qui allait transformer l’apparence de sa peau. Le Miracle Broth est présent dans tous les produits La Mer. Notamment dans le tout nouveau soin-baume pour le cou et le décolleté proposé aux Airelles dans un protocole de massage inédit ciblant une hydratation en profondeur et un raffermissement du visage, du cou et du décolleté avec un effet lissant et repulpant spectaculaire.

Côté aménagement, le spa dispose d’une magnifique salle de repos lumineuse et confortable, idéale pour se relaxer après les massages, les longueurs en piscine ou autre séance de cryothérapie. Pratiquée dans une cabine Cryoness, une première à Courchevel, la cryothérapie expose, pendant deux à trois minutes, le corps à des températures très basses stimulant la musculation, soulageant les douleurs et éliminant les toxines !

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Mais le ballet le plus incroyable aux Airelles est celui qui rythme le restaurant du midi. « The place to eat » de Courchevel. La formule est somme toute assez simple : buffet à volonté, 195 euros sans les vins. Rien que de l’exceptionnel. Pour tous les goûts. Rien a ajouter sauf un conseil d’ami : gardez une petite place pour le buffet de desserts.

Et souvenez-vous que le soir, il faut remettre cela chez le chef étoilé Pierre Gagnaire, au Piero TT pour les amateurs de gastronomie italienne inspirée ou dans le coin savoyard, pour faire honneur aux spécialités de la région.