Alors que nous nous acheminons vers un monde où le numérique devient la principale source de paiement, les pays émergents comme la Chine sont en tête de file. D’ici à 2021, près de 80 % des utilisateurs chinois de smartphones paieront avec des moyens digitaux, d’après eMarketer.

 


Acheter sa pizza devient plus facile avec un smartphone qu’avec la carte bleue ou encore en cash, dans certains établissements chinois… où on scanne le code du magasin et en quelques secondes, la transaction est faite. Avec des applications comme Alipay (créée par Alibaba en 2004) et WeChat Pay (Tencent Holdings), le paiement mobile a explosé en Chine, où – d’après eMarketer* – il représente 80 % des utilisateurs de smartphones et presque la moitié de la population :

« 577,4 millions de personnes en Chine ont effectué un achat via le paiement mobile de proximité au cours d’une période de six mois cette année. Ces utilisateurs représentent 49,6% de la population du pays. En 2020, plus de la moitié de la population utilisera ce mode de paiement, ce chiffre atteignant 60,5% en 2023. ». Les activités concernées par les utilisateurs du paiement mobile comprennent des achats numériques (66,4%), le paiement de factures (52,9%), la gestion des comptes (51,9%), l’envoi de paiements entre particuliers (38,3%) et l’achat de produits de gestion de patrimoine en ligne (21,2%). %).

 

L’émergence et le développement des technologies numériques ont définitivement transformé les habitudes de paiement des consommateurs. Alors que les paiements électroniques deviennent monnaie courante, les consommateurs recherchent de plus en plus de solutions alternatives à l’argent liquide, sous réserve qu’elles soient rapides, simples, sécurisées et accessibles. D’autres pays que la Chine, notamment l’Inde, commencent à enrichir cette base d’utilisateurs de paiement mobile.  Le  plan de démonétisation  lancé par le Premier ministre indien, Narendra Modi, en 2017 pour lutter contre la fraude fiscale et la corruption, et qui a conduit à retirer du marché plusieurs grosses coupures, avait ouvert la voie aux géants du paiement mobile, en particulier Paytm, le numéro un indien qui comptabilise aujourd’hui plus de 300 millions de clients. Une démonétisation de plus en plus encouragée par les gouvernements pour qui la traçabilité numérique constitue un moyen de contrôler l’évasion fiscale. Sans oublier la mine de données numérisée sur les comportements des consommateurs qui peut être également précieuse…

*Etude eMarketer