C4 Ventures, la société de capital-risque européenne créée par Pascal Cagni, annonce le lancement de son second fonds, C4 Ventures II. Doté en capital de 80 millions d’euros pour investir dans les entreprises innovantes capables de répondre aux défis que la société civile et ses acteurs économiques devront relever dans un monde post Covid-19, c’est autour d’une thèse d’investissement multisectoriel que l’ancien dirigeant d’Apple Europe espère relancer l’économie.

« Témoin privilégié de l’impact positif de la technologie dans la vie quotidienne, si le Covid-19 entraîne un ralentissement économique inévitable, je suis convaincu qu’il sera également porteur d’innovations et de ruptures technologiques. Aujourd’hui plus que jamais, nous prenons le parti de lever des fonds et démontrer notre volonté d’investir pendant cette période exceptionnelle », affirme Pascal Cagni.


Des objectifs de souscription déjà dépassés

À l’image du premier fonds réalisé par la société, qui a déjà fait ses preuves avec 5 participations au statut de licorne, le fonds C4 Ventures II soutiendra les entrepreneurs qui vont jouer un rôle important dans le monde de demain en investissant en série A et co-investissant sur des tours de financement plus avancés. Lancée en plein confinement, la souscription au premier « closing » a largement dépassé les 40 millions d’euros au 11 mai. « La période n’était pas propice à la quête d’investisseurs, et pourtant tout s’est fait de manière rapide et efficace pour ce deuxième fonds. Nous avons lancé en décembre le process d’un fonds français enregistré auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF). Une fois le « passeport marketing » obtenu le 24 mars, on envoyait le lendemain un courrier à une vingtaine de limited partners. Six semaines, de nombreuses visioconférences et quelques signatures plus tard , nous avons fait un point d’honneur le jour du déconfinement d’avoir clos notre premier fonds de plus de 40 millions d’euros », explique Pascal Cagni.

Parmi les investisseurs, on retrouve des entrepreneurs et dirigeants expérimentés, mais aussi des investisseurs rompus au capital-risque représentés par des family office de renom. Le fonds démarre avec une longueur d’avance, en ayant déjà investi dans 7 entreprises, dont la technologie ou le modèle économique sont parfaitement adaptés aux défis à venir. Parmi elles, on retrouve Zoov et sa flotte de vélos électriques connectés. Positionnée sur le créneau porteur de la mobilité douce, la société a mis à disposition gratuitement ses solutions de déplacement pour les professionnels de santé ; DriveNets, une entreprise spécialisée dans le SDN (Software Defined Network) qui permet de gérer virtuellement les équipements réseaux, assurant une bonne qualité de service à moindre coût même en cas d’explosion du trafic ; Trouva, la place de marché européenne participant à l’adaptation des boutiques indépendantes à l’ère du numérique grâce à une plate-forme propriétaire permettant de développer leur offre en ligne, un impératif de survie comme l’a montré le confinement.

Une stratégie d’investissement qui a fait ses preuves

C4 Ventures a été créé en 2014 à Londres et a ouvert un bureau à Paris en 2018. « Nous sommes situés à Paris parce que c’est une ville très attractive, mais nous ne sommes pas ‘que’ un fonds français. Nous sommes 100% européen », explique Pascal Cagni. La pépite de l’ancien dirigeant de Packard Bell a investi dans plus de trente entreprises principalement dans trois thématiques : le hardware intelligent, le commerce du futur et les médias numériques. Cinq d’entre elles, Nest, Formlabs, Via, Riskified et Graphcore, ont le statut de licorne. C4 Ventures compte appliquer pour son deuxième fonds les mêmes méthodes qui ont fait son succès en matière de stratégie d’investissement : un accès privilégié à des opportunités d’investissement très concurrentielles, un panel d’experts reconnus pour appréhender des technologies comme le cloud computing, l’intelligence artificielle ou encore la cybersécurité, combinés à un fort tropisme entrepreneurial. « Depuis la création de C4 Ventures, nous avons anticipé un véritable boom entrepreneurial en Europe. Les meilleurs entrepreneurs seront désormais extrêmement sélectifs. Ces capitaux vont nous permettre de poursuivre la réussite de notre stratégie d’excellence : détecter des entrepreneurs d’exception et leur proposer un accompagnement opérationnel vers et depuis le marché européen », commente Boris Bakech, Investment Partner chez C4 Ventures.

Arrivé à un moment où le marché du capital risque se consolidait, C4 Ventures a choisi de tirer parti des expériences de son équipe fondatrice pour se différencier. Passé par Compaq, SPC, Packard Bell et Apple, le thème du hardware intelligent s’est tout naturellement imposé pour Pascal Cagni. « Accompagné depuis le début par Boris Bakech, qui est devenu Investment Partner après des expériences chez Apple et Ubisoft, nous investissons aussi dans le commerce du futur et les médias numériques… ». Dans la continuité, c’est sur trois idées fortes que s’aligne C4 Ventures. « Nous cherchons des fondateurs incroyables, soit des entrepreneurs en série, soit des personnes très performantes qui font preuve de qualités entrepreneuriales ‘naturelles’, qui ont pour mission de révolutionner les industries et de résoudre les grands défis mondiaux, en tirant partie de technologies défendables, ou en mettant sur la table des solutions innovantes avec une trajectoire bien définie pour devenir des leaders de catégorie. »

Un pari d’expertise multisectorielle et de réseau

Entreprise de capital-risque de premier plan au niveau européen, C4 Ventures soutient les entrepreneurs en tant qu’investisseur en série A et co-investisseur sur des tours de financement plus avancés. La création de Pascal Cagni fonde sa stratégie d’investissement sur une expertise sectorielle (hardware intelligent, commerce du futur, médias numériques) et technologique (cloud computing, intelligence artificielle, cybersécurité…), tirant partie d’un panel d’Operating Partner expérimentés. « Les Operating Partners sont un facteur de différentiation fort. Quand on se lance dans le capital-risque à 50 ans, la valeur ajoutée à proposer est un réseau de cadres dirigeants seniors, qui sont soit impliqués dans des secteurs particuliers, soit qui apportent leur expertise dans des fonctions critiques de l’entreprise. C’est ce que j’ai fait pour C4 Ventures, en constituant un panel d’Operating Partners qui est aujourd’hui une vraie communauté capable de soutenir notre portefeuille sur des sujets très spécifiques et qui nous aide à nous positionner sur des tours de financement parfois très compétitifs. », explique Pascal Cagni.

L’investissement, catalyseur du rayonnement économique

Depuis 20 ans, EY publie un baromètre de l’attractivité qui pour la première fois cette année plaçait la France au plus haut niveau. Les investissements étrangers représentent beaucoup. À tel point que si 75% des entreprises françaises ont saisi l’opportunité du chômage partiel, les entreprises internationales présentes en France ne sont que 45%. « Les investisseurs étrangers n’usent ni n’abusent de l’État providence français qui a su bien réagir à la crise », poursuit Pascal Cagni. En 10 jours, la moitié de la planète a été mise en télétravail. Pour le capital-risqueur, « le Covid entraîne un phénomène de cristallisation et de maturation du marché qui aurait dû prendre deux ou trois années ». Une tendance économique post-Covid à laquelle concourent les start-up tech liées au hardware ou au e-commerce.

« Le débat ne sera pas l’offre, mais la demande. Il faut adresser la quatrième étape de la brique économique », explique Pascal Cagni. « Après avoir surmonté la crise sanitaire, amené de la liquidité à travers les prêts garantis et amorcé le chômage partiel pour sauver des emplois, il faut désormais amener du capital. Le décollage du capital, c’est ce que la tech fait mieux que quiconque. Acteur de cette tech depuis 20 ans, il était important pour moi de démontrer cela et je suis très heureux de pouvoir lancer ce fonds à ce moment précis. C’est un vote de confiance dans notre futur. Alors que nous sommes au cœur d’un immense élan de digitalisation et de robotisation, il faut investir plus fortement et extraire des gains de productivité qui nous permettront de sauvegarder l’État providence qui vient de prendre un coup tout en restant compétitif sur les marchés. Voilà l’équation magique qu’il faut résoudre si on veut aspirer à une décennie française. »

Bercée dans le leitmotiv que la technologie doit servir les hommes, les acteurs économiques et, plus globalement, la société, c’est dans la haute couture du capital-risque que se plonge C4 Ventures. L’impact social et environnemental de chaque entreprise du portefeuille de la société sera systématiquement mesuré dans un baromètre publié chaque année.