Dans l’attente du discours de Donald Trump ce mardi devant le Congrès qui pourrait annoncer, à cette occasion, « quelque chose de phénoménal » en matière fiscale, les investisseurs se sont donnés un peu d’air ce vendredi. Les résultats d’entreprises en berne ont également contribué à cette fin de semaine chaotique.

Un petit tour et puis s’en va. Alors que les marchés actions avaient repris leur marche en avant la semaine dernière, ils sont finalement tout aussi rapidement retombés dans leurs travers, plombés par une ouverture en baisse à Wall Street, les investisseurs privilégiant la prudence avant le discours de Donald Trump prévu ce mardi devant le Congrès.

 Le nouvel homme fort de la première puissance économique mondial devrait annoncer – en roi du « teasing » il fait durer le suspens depuis trois semaines- « quelque chose de phénoménal » en matière fiscale. Si cette déclaration avait initialement tiré les marchés vers le haut ces dernières semaines, la fébrilité a finalement repris le dessus, les opérateurs ne sachant plus vraiment sur quel pied danser ni à quoi s’attendre de la part de l’imprévisible président américain.

Trump-Hamon-Mélenchon donnent le tournis au CAC 40

Divers éléments qui ont donc conduit le CAC 40 à rentrer dans le rang, l’indice de référence de la Bourse de Paris achevant la semaine sur un recul de 0,53% à 4 845, 24 points, abandonnant 0,94% sur la seule séance de vendredi. Autrefois à portée de fusil, l’objectif des 5 000 points continue de se refuser à un marché qui brille par son inconstance. Autre thématique plus « franco-française » suscitant la défiance des investisseurs, et déjà présente la semaine dernière, la perspective d’une alliance Hamon-Mélenchon, le premier ayant déjà œuvrer au ralliement du candidat écologiste Yannick Jadot sous sa bannière

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Les deux hommes doivent, de nouveau, se rencontrer, et même si elle paraît encore aujourd’hui difficile à envisager, la perspective d’un attelage Hamon-Mélenchon, pourrait faire trembler le marché, propulsant potentiellement Benoît Hamon au second tour face à Marine Le Pen. Ainsi, la réaction des opérateurs pourrait s’avérer particulièrement explosif face aux programmes économiques respectifs de ces deux finalistes en puissance, dans cette configuration. Difficile néanmoins d’imaginer – à l’instant T- Jean-Luc Mélenchon renoncer pour rallier le candidat socialiste.

Airbus décolle, Vivendi s’enfonce

Sur le front des valeurs, c’est également « la soupe à la grimace » du côté de la Bourse de Paris, les publications de cette semaine s’avérant quelque peu décevante. Mais dans cette sinistrose ambiante, Airbus (+4,51%) a su tirer son épingle du jeu et remporte haut la main le palmarès hebdomadaire. Si ces résultats annuels publiés mercredi, pourtant supérieurs aux attentes, n’ont pas suscité l’enthousiasme du marché, le relèvement de recommandation de JPMorgan ce jeudi – de Neutre à Surpondérer-  ont achevé de convaincre les opérateurs.

A l’inverse, Vivendi vit un « vendredi noir » à la Bourse de Paris, le titre du groupe de médias abandonnant 3,83% cette semaine…avec un recul de 3,94% sur la seule journée de vendredi. Une « cagade » imputable aux difficultés récurrentes de sa filière Canal +, la chaîne cryptée ayant perdu près de 500 000 abonnés en un ans. L’enquête ouverte par le parquet de Milan visant son premier actionnaire, Vincent Bolloré, pour manipulation de marché dans le dossier Mediaset a également jeté un froid sur le titre.