Time’s up. Shonda Rhimes, Eva Longoria, Natalie Portman, Emma Stone, Reese Witherspoon… Elles ont dit stop. Elles ont dénoncé. Après le #MeToo, elles s’organisent en montant un fonds anti-harcèlement sexuel doté de 13 millions de dollars. 300 actrices, productrices, réalisatrices et travailleuses du cinéma ont lancé le projet « Time’s up » ce 1er janvier pour lutter contre le harcèlement sexuel à Hollywood, et partout ailleurs aux Etats-unis.    

Time’s up. C’est terminé. Lundi 1er janvier, 300 femmes d’Hollywood ont lancé le fonds anti-harcèlement sexuel « Time’s up » doté pour l’instant de 13 millions de dollars (plus de 10 millions d’euros). De la créatrice de Grey’s Anatomy Shonda Rhimes, à l’ancienne Desperate Eva Longoria, de Natalie Portman à Reese Witherspoon, elles comptent barrer la route au harcèlement sexuel en donnant aux femmes les moyens financiers de se défendre.  


« Chères sœurs », commence la lettre de solidarité diffusée sur le site de Time’s up. « Nous sommes avec vous. Nous vous soutenons », annonce le message qui s’adresse « à toutes les femmes de ménage qui ont tenté d’échapper à un client agressif », « à toutes les immigrées poussées au silence par la peur d’être dénoncées », « à toutes les serveuses palpées par un client à qui on demande de répondre par un sourire »

Harvey Weinstein

Publié en pleine page du New York Times et du journal hispanophone L’Opinion, l’appel de ces femmes d’Hollywood a pour premier objectif de récolter 15 millions de dollars (elles ont déjà collecté 13 millions) afin de financer le soutien légal dont les femmes ont besoin pour se défendre en cas d’agression et de harcèlement sexuel.

Mais Time’s up, né de l’indignation suscitée par l’affaire Harvey Weinstein en octobre dernier ne compte pas s’arrêter en si beau chemin. Le mouvement appelle à des salaires et des opportunités pour les femmes égales à ceux des hommes, en commençant par leur propre secteur, le cinéma : « nous nous engageons à contribuer à de réels changements dans notre propre domaine, afin de faire de l’industrie du show-business un endroit sûr et équitable. »

Ces femmes souhaitent également que cesse « ce monopole incompréhensible : la difficulté pour les femmes de s’imposer, de grimper les échelons, et simplement d’être entendues et reconnues dans des lieux de travail dominés par les hommes ».

Time’s up, donc.

Si 2017 était l’année de la femme, il semblerait que 2018 le soit encore plus.