Le programme 66 miles est proposé par l’agence de conseil en open innovation Five by Five et par l’incubateur au féminin Willa, anciennement Paris Pionnières. La deuxième saison vient de commencer et se déroulera jusqu’à la fin du mois de juin. Huit participantes sélectionnées parmi les quatre entreprises partenaires – HSBC, Groupe BPCE, Deloitte et Engie – travailleront sur leur projet d’intrapreneuriat durant des sprint de trois jours consécutifs. Elles auront accès à des entrepreneurs, des experts, des mentors, avec lesquels elles pourront valider la viabilité de leur idée.

Donner aux femmes les moyens d’entreprendre dans leur propre entreprise. L’intrapreneuriat au féminin, c’est l’objectif du programme 66 miles qui s’étend de fin mars à fin juin. Huit femmes, de 25 à 45 ans, issues de quatre grands comptes partenaires – HSBC, Deloitte, Engie, BPCE – vont effectuer quatre sprint de trois jours consécutifs chacun pour développer un projet.

Le programme 66 miles a été monté il y a deux ans par l’agence de conseil en open innovation, Five by Five et l’incubateur au féminin Willa, anciennement Paris Pionnières, avec l’objectif de dire stop à ce pourcentage de seulement 28% de femmes présentes dans le numérique. « Nous nous sommes demandées comment faire progresser les femmes dans les grands groupes, et comment leur permettre de développer leurs projets », explique Chloé Bonnet, cofondatrice de Five by five.

Les quatre entreprises partenaires ont fait des appels à candidatures et chacune a présenté entre trois et cinq projets d’innovations numériques proposés par des salariées, peu importe le poste. « Nous avons organisé un jury en interne et sélectionné les profils selon plusieurs critères : le projet peut-il être porté par l’organisation, la future intrapreneure dévoile-t-elle une personnalité propice à sortir des cases, à s’adapter… »

S’adapter

Si 66 miles se présente comme un pré-accélérateur, l’objectif est de proposer à la fin de ce programme une solution applicable qui sera défendue lors d’un « demo day » fin juin. « Une solution peut être modifiée en cours de route, d’où l’importance de la personnalité », ajoute Chloé Bonnet.

Car l’objectif est de faire sauter les inhibitions en permettant aux femmes de développer une idée. « A la fin des quatre mois, elles auront un prototype, des chiffres pour évaluer l’impact de leur solution. Elles pourront demander du temps à leur employeur pour continuer le développement, ou que celui-ci soit développé en interne. Et pour certaines, cette expérience peut être un tremplin. » L’an passé, une intrapreneure qui proposait une solution dans la FoodTech se retrouve aujourd’hui à la tête de l’incubateur de Coca-Cola.

« Les entreprise ont compris que le problème était d’avoir des idées dans les placards », remarque Chloé Bonnet. 66 miles propose de les faire éclore, charge ensuite aux entreprises de réfléchir à la suite. « Durant ces quatre mois, les intrapreneures rencontrent de nombreuses personnes, travaillent avec des femmes d’autres entreprises, découvrent de nouveaux outils et de nouvelles méthodes telles que le lean start-up, les partenaires doivent donc leur proposer une évolution à l’issue de ce programme. » La nouvelle promotion vient à peine de commencer, sous le parrainage de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique.