Pour la deuxième année consécutive, l’association StartHer et le cabinet KPMG proposent leur baromètre des levées de fonds des start-up dirigées par des femmes. Premier constat, les femmes sont de plus en plus présentes dans le secteur de la tech. 14,5% des jeunes pousses qui ont levé des fonds en 2017 étaient dirigées par des femmes contre 13% en 2016.

Pour la deuxième année consécutive, l’association StartHer et le cabinet d’études KPMG proposent leur baromètre des levées de fonds réalisées par des femmes dans la tech. Premier constat, les femmes sont de plus en plus présentes sur des domaines tels que le e-commerce, mais aussi celui des logiciels et services informatique dont la part augmente de 11 à 26% en seulement un an.


Pour Audrey Soussan, partner chez Ventech Capital qui a mené l’étude pour StartHer aux côtés de Nicolas Beaudouin du cabinet d’études KPMG, « cette édition est plus qu’encourageante ».

En 2017, 14,5% des start-up qui ont levé des fonds étaient dirigées par des femmes, contre 13% l’année précédente, soit un gain de 1,5 point.

717 start-up ont levé des fonds, dont 104 dirigées par des femmes, ce qui représente une hausse de 49% en volume par rapport à 2016.

Cette augmentation de la présence des femmes se retrouve également en valeur : les femmes ont levé 142,5 millions d’euros en 2017, soit une hausse de 13% par rapport à l’année précédente. Une belle croissance qui ne doit pas cacher le fait que ce montant levé par des femmes ne représente que 7% du total récolté par les start-up, comme l’an passé.

Pour Nicolas Beaudouin de KPMG, cela s’explique notamment par le fait que les femmes sont surreprésentées en amorçage, donc sur des petites levées. Elles ont levé plus de fonds en amorçage que l’année précédente : 84% des levées contre 47% en 2016. Cette explosion de la phase d’amorçage est une preuve de l’engouement des femmes pour l’entrepreneuriat.

En 2017, le montant du ticket moyen a diminué pour l’ensemble des jeunes pousses dirigées par des femmes et par des hommes. Il est de 1,5 million d’euros pour les femmes contre 3,2 pour les hommes. « Il y a une action à mener en amorçage et sur le premier tour de table où l’écart entre les femmes et les hommes se creuse », indique Audrey Soussan.

Au premier tour, les femmes récoltent 3,5 millions en moyenne, là où le ticket global moyen est de 6,9 millions. Cet écart se réduit au deuxième tour avec un ticket moyen de 12,6 millions pour les femmes contre 13,1 millions du ticket global. Seulement 3% des levées sont féminines à ce stade.

StartHer souligne cependant que les femmes obtiennent les montants qu’elles demandent. Reste à savoir pourquoi demandent-elles moins que les hommes.

Côté investisseurs, bpifrance arrive en tête, suivi de business angels et d’Indivest Partners. StartHer et KPMG notent que les fonds de corporate venture prennent une place de plus en plus importante avec 20% des levées féminines.

Enfin, dans quels secteurs les femmes se lancent-elles ? Internet à 51%, logiciels à 26%, biotechnologies à 13%, informatique à 8% et énergie à 2%. « La part des logiciels croit fortement et passe de 11 à 26% cette année », note le baromètre.

Dans le top trois des levées de fonds : Frichti avec 30 millions d’euros, puis Clustree et Foederis avec chacune 7 millions.