C’est une date symbolique proposée par la lettre d’information féministe Les Glorieuses. À partir de ce vendredi 3 novembre à 11h44, les femmes travaillent bénévolement en raison des écarts de salaires entre les femmes et les hommes.

C’est une campagne menée par Les Glorieuses. Le message est fort : à compter de ce vendredi 3 novembre, à 11h44, les femmes travaillent « bénévolement » jusqu’à la fin de l’année. Les Glorieuses, c’est une lettre d’information qui milite notamment pour l’égalité salariale et professionnelle.


« S’il y avait une égalité des salaires en France, les femmes pourraient s’arrêter de travailler le vendredi 3 novembre à 11h44. » Autrement dit, les femmes gagnent 15,8% de moins que les hommes. Les Glorieuses se basent sur les chiffres de 2015 dévoilés par Eurostat, l’organisme européen de statistique. Ce pourcentage de 15,8% est « adapté au nombre de jours ouvrés en 2017 (253), ce qui nous a donnés 39,658 jours ouvrés » de différence entre les hommes et les femmes. À noter que la différence prend en compte du salaire horaire de l’ensemble des hommes et des femmes, à l’exception de l’administration publique et des différences de temps de travail, complet ou partiel.

217 ans pour combler l’écart salarial

La date symbolique tombe cette année quatre jours avant celle de l’an passé. Rien d’étonnant quand on voit le rapport du Forum économique mondial paru jeudi 2 novembre : en effet, l’organisation connue pour sa réunion annuelle de Davos (Suisse) indique qu’il faudra désormais 217 aux femmes pour combler l’écart salarial. La date proposée l’an passé par Les Glorieuses se basait sur les chiffres Eurostat de 2010 et un écart de 15% entre les salaires des hommes et des femmes.

L’initiative, lancée en 2016 en France, s’inspirait d’une action islandaise où les femmes avaient manifesté le 24 octobre à 14h38 à Reykjavik. Selon le Forum économique mondial, l’Islande est le pays le plus égalitaire en 2017.