Selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale publié ce jeudi, les températures mondiales annuelles pourraient dépasser de 1,5 degré Celsius les niveaux préindustriels (que les scientifiques ont fixé comme plafond pour éviter un changement climatique catastrophique) au cours des cinq prochaines années.

Dans le cadre de l’accord de Paris de 2016, 189 pays se sont engagés à maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale en deçà de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, tout en espérant limiter la hausse à 1,5 degré Celsius.


Toutefois, selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il y a environ 20 % de chances que les températures moyennes mondiales dépassent 1,5 degré Celsius au cours d’au moins une des cinq prochaines années. Des études antérieures avaient estimé ces chances à court terme à 10 %, le chiffre a désormais doublé et ne cesse d’augmenter avec le temps.

Les prévisions de l’OMM, basées sur les modèles des centres de prévision climatique du monde entier, indiquent que la température mondiale annuelle sera probablement supérieure d’au moins 1 °C aux niveaux préindustriels (définis comme la moyenne sur la période 1850-1900) au cours de chacune des cinq prochaines années.

Selon CNN, les experts climatiques ont averti à plusieurs reprises que le dépassement du seuil de 1,5 °C « contribuera à l’augmentation des vagues de chaleur et des étés chauds, à une plus grande élévation du niveau de la mer, à l’aggravation des sécheresses et des précipitations extrêmes, aux incendies, aux inondations et aux pénuries alimentaires pour des millions de personnes ».

Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, précise : « Cette étude montre (avec un hautement scientifique) l’énorme défi qui nous attend pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris sur le changement climatique, à savoir : maintenir l’augmentation de la température mondiale au cours de ce siècle bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre les efforts pour limiter encore plus l’augmentation de la température à 1,5 degré Celsius ».

Pour rappel, une étude publiée au début du mois dans la revue Science a révélé que la hausse des températures mondiales pourrait constituer « une grave menace » pour les poissons du monde entier d’ici la fin du siècle. La morue de l’Atlantique, le colin d’Alaska, le saumon rouge, l’espadon, le barracuda et la truite commune font partie des nombreuses espèces potentiellement en danger. Les chercheurs estiment : « 60 % des espèces de poissons étudiées pourraient avoir du mal à se reproduire dans leur habitat actuel d’ici 2100 si la crise climatique se poursuit sans être maîtrisée ».

En juin 2017, Donald Trump avait annoncé son intention de quitter l’accord de Paris sur le climat et a mis sa menace à exécution en novembre 2019, lorsque le gouvernement américain a officiellement notifié son retrait. Celui-ci sera total en novembre 2020, après l’expiration d’une période d’attente d’un an.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Tommy Beer

 


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