Des portiques désinfectants, des purificateurs d’air… La crise sanitaire actuelle est à l’origine d’une multitude d’inventions censées protéger contre la contamination au coronavirus SARS-CoV-2. Néanmoins L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vient de publier une mise en garde contre certaines défaillances.

 

Revêtements biocides, purificateurs d’air, lampes à UV germicides, désinfection par ozone gazeux… « Certaines des innovations non seulement ne réduisent pas le risque de transmission du virus mais peuvent en engendrer de nouveaux. » : la mise en garde que vient de publier l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) pose la question de la méfiance quant à l’efficacité mais aussi les dangers potentiels pour la santé de toutes ces nouvelles innovations censées protéger de la Covid par le nettoyage.

L’INRS liste dans sa brochure une catégorie de certains procédés, qui, loin de réduire le risque de transmission du virus, en engendrent de nouveaux. A commencer par les dispositifs de désinfections comme les biocides, les appareils de traitement physico-chimique, ou la désinfection par l’ozone gazeux que pointe la publication comme contre-productifs « au regard des incertitudes sur l’efficacité de ces revêtements à fonction biocide … ils ne peuvent pas être préconisés comme moyen de lutte contre la transmission du virus. ». Si les start-up rivalisent d’imagination, et qu’il ne se passe pas une semaine sans le lancement d’un nouveau procédé, on comprend qu’elles séduisent les entreprises de nettoyage soucieuses d’éradiquer toute forme de contamination. Ces dernières qui,  à vouloir trop bien faire, cèdent au chant des sirènes des nouveaux produits miracles, ne se méfient pas assez, pire elles oublient que « les produits de nettoyage classiques contiennent les tensio-actifs qui détruisent l’enveloppe des coronavirus ».

S’ajoutent à ces procédés de désinfection celui des lampes UV-C dont le rayonnement « peut lui aussi produire de l’ozone dans des quantités non négligeables » mais également les purificateurs d’air intérieur dotés de la technologie HEPA pour diminuer la concentration virale de l’air. L’INRS rappelle en effet que l’efficacité du produit ne doit pas se soustraire aux règles d’une utilisation avertie des produits de désinfection comme l’adaptation au volume de la pièce, ou tout simplement une aération extérieure que « l’utilisation en continu ou séquentiel des purificateurs d’air » ne remplacera jamais aussi bien.

 

*L’INRS

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