Tour d’horizon des mesures dites « écologiques » applicables dès 2020  pour « notre bien » à tous. Taxe écologique, projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage ou encore nouvelle réglementation du fait de son impact à la fois sur les espaces naturels, sur le climat mais aussi sur notre santé.

 

 Le plastique, c’est pas chic !

Avec la loi Garot relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire à la restauration collective et à l’industrie agroalimentaire, l’interdiction du plastique s’étend progressivement avec de nouveaux produits plastiques dits « à usage uniques ». la vaisselle jetable en plastique : gobelets, verres et assiettes jetables ; les bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires ; les touillettes et pailles en plastique dans la restauration, la vente à emporter, les cantines et les commerces alimentaires ; les cotons-tiges en plastique ; tout comme les bouteilles en plastique dans les cantines scolaires.

 Une zone tampon entre les pesticides et les habitations

La France est le premier pays d’Europe et le troisième mondial en ce qui concerne l’utilisation de pesticides. La loi sur l’épandage de pesticides près des lieux de vie devrait mieux protéger les habitations qui jouxtent les champs cultivés. A partir du 1er janvier 2020, l’épandage sera interdit à moins de 5 à 10 m des habitations, en particulier  pour les substances les plus préoccupantes” où la distance de 10 mètres sera “incompressible” mais aussi pour toutes les cultures hautes (arboriculture, viticulture, arbres et arbustes, forêt, petits fruits…). En revanche, elle sera réduite à 5 mètres pour les autres cultures. 

Fin de la destruction des invendus non-alimentaires

Chaque année, ce sont 630 millions d’euros de produits neufs qui sont détruits. Une pratique qui sera interdite pour les supermarchés et les magasins, même si elle ne concerne pour l’instant que les produits non-alimentaires : les textiles, le matériel électronique ou les produits d’hygiène devront être désormais être donnés ou recyclés. L’amendement de la loi sur l’économie circulaire et l’anti-gaspillage voté en première instance par les députés, devrait être appliqué dès 2020.

La guerre aux voitures polluantes

La taxe CO2 gouvernementale, dite « malus écologique », vise les acheteurs de véhicules neufs considérés comme polluants. À partir du 1er janvier, elle se traduira par l’application d’un premier barème, plus drastique qu’en 2019, dont le seuil de déclenchement sera fixé à 110 g/km de CO2, contre 117 g/km auparavant. La redevance plancher associée à ce seuil sera de 50 euros, contre 35 jusqu’alors. Le montant de malus maximal grimpe en effet de 12 500 à 20 000€.

L’éco-contribution encouragée

La mise en place d’un système de bonus-malus d’éco-contribution pouvant atteindre jusqu’à 20 % du prix du produit s’appliquera aux producteurs de biens selon leur engagement dans une démarche d’éco-conception.