À Shenzhen, en Chine, une analyse menée sur les cas recensés de Covid-19 prouve que les taux d’infection n’étaient pas plus faibles chez les jeunes enfants que chez le reste de la population. Parmi les patients étudiés, les femmes étaient environ aussi nombreuses que les hommes, pourtant ces derniers avaient 2,5 fois plus de chances de présenter des symptômes graves.

Le Shenzhen Center for Disease Control a mené l’étude du 14 janvier au 12 février, sur 187 hommes et 204 femmes. Même si les hommes étaient moins nombreux, ils avaient en moyenne 2,5 fois plus de chances de manifester des symptômes graves, comme une insuffisance respiratoire ou une défaillance d’organe. L’étude en question a été publiée lundi dans la revue scientifique The Lancet.


Les enfants ont certes développé des symptômes moins graves, mais leur taux d’infection était le même que pour les adultes. L’âge moyen des patients étudiés était de 45 ans.

En moyenne, les patients ont présenté des symptômes du Covid-19 cinq jours après avoir été contaminés. Cependant, après des tests approfondis et des recherches sur l’entourage des patients, ce laps de temps a été réduit à trois jours. En effet, l’étude s’est également penchée sur 1 286 proches des 391 patients atteints du Covid-19.

Seuls 9 % des patients ont présenté des symptômes graves lors de leur première visite médicale.

Chaque patient infecté a contaminé en moyenne 0,4 personne, dont 11,2 % étaient des colocataires ou concubins. Selon les chercheurs, ce chiffre semble suggérer que « la maladie va rapidement disparaître au lieu de se propager » et que la présence du virus à Shenzhen est aussi faible « grâce aux efforts de détection et d’isolation des cas et de leur entourage ».

Toutefois, tous les patients ne sont pas égaux face au virus : 8,9 % des patients appelés superspreaders (« super-propagateurs ») par les chercheurs de l’étude ont provoqué 80 % des contaminations parmi leurs proches, ce qui pourrait « relancer assez rapidement l’épidémie ».

Dans des États américains comme la Géorgie, Hawaï, l’Alaska et le Texas, la vie reprend son cours, alors que tout le pays est frappé par la violence du Covid-19. Des études scientifiques démontrent l’importance du tracking, qui permet de surveiller les personnes qui ont été en contact avec un patient testé positif, afin de les tester et/ou de les placer en quarantaine.

Un sondage mené par National Public Radio dans 41 États américains a conclu qu’en moyenne, chaque État comptait 7 324 personnes employées pour faire du tracking. Selon les experts de la santé, le nombre de travailleurs spécialisés dans ce domaine se situe entre 100 000 et 300 000 outre-Atlantique.

En France, le projet de tracking du gouvernement, sous la forme de l’application StopCovid, fait encore débat alors que les modalités de surveillance n’ont pas été précisées.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Alexandra Sternlicht

 

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